Algérie : Hassen Khelifati appelle à lever le gel sur les crédits bancaires

Algérie – Le PDG d’Alliance Assurances Hassen Khleifati, a appelé le gouvernement à lever le gel sur les crédits bancaires et les projets mis en suspens, en vue de redynamiser l’économie nationale.

Dans un entretien accordé au quotidien arabophone Echorouk, le président-directeur général d’Alliance Assurances, Hassen Khelifati, a réagi à l’actualité économique que traverse le pays depuis une année en a révélant les raisons derrière la situation financière difficile qui marque l’activité entrepreneuriale en Algérie.

Dans ce sens, Khelifati a appelé le gouvernement à lever l’interdiction sur les prêts bancaires, qui ont connu un gel tout au long de l’année 2019, en insistant sur le retour des projets   des appels d’offres, en particulier en ce qui concerne les entreprises activant dans le domaine de la construction et des travaux publics (BTP).

Réagissant sur le plan de travail dévoilé par le nouvel exécutif de Tebboune, Khelifati a estimé que le développement économique et numérique en Algérie ne peut sa faire sans une réforme profonde du système bancaire et fiscal, assurant à cet égard, que les hommes d’affaires algériens sont prêts à travailler durement, main dans la main avec les autorités, pour rétablir et redynamiser l’économie nationale.

Vers un nouveau patronat « dépolitisé »

En effet, le patron d’Alliance Assurances est en phase de lance une nouvelle organisation patronale. Un nouveau patronat fort et rassembleur, assure-t-il, qui ne se mêlera pas de politique, ce qui risquera de mettre à l’ombre le Forum des chefs d’entreprise (FCE) dirigé actuellement par Sami Agli depuis le 24 juin dernier.

Pour rappel, Hassen Khelifati qui avait décider de claquer la porte au FCE en raison de ses divergences avec les dirigeants de l’époque, Ali Haddad en l’occurrence. Il promet une nouvelle organisation patronale dépolitisée à laquelle tous les acteurs économiques munis de bonne volonté peuvent y adhérer et dont le but est d’accompagner la reconstruction d’une Algérie nouvelle, a-t-il dévoilé lors de son entretien accordé à Dziri Magazine.

« Notre but est de séparer la politique de l’économie pour mieux reconstruire notre pays sous une République démocratique. Nous ne devons pas utiliser la force d’une organisation patronale pour faire de la politique. », a-t-il ajouté.

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