AccueilÉconomieAlgérie : un appel à la légalisation du télétravail

Algérie : un appel à la légalisation du télétravail

Algérie – Le premier responsable du syndicat patronal, CAPC, a plaidé pour la généralisation du télétravail à la lumière des conditions sanitaires actuelles. Apprenez tout, ce 4 janvier 2022. 

Les chefs d’entreprises guettent de très près l’apparition du nouveau Code de l’investissement. En effet, Sami Agli président de la Confédération algérienne du patronat, s’est exprimé sur les ondes de la Chaîne III de la Radio algérienne en évoquant le télétravail en Algérie. Il a montré son empressement à découvrir le contenu dudit texte réglementaire. L’intervenant livre son souhait de voir l’année 2022 rompre véritablement avec le mode de fonctionnement de l’économie nationale relevant du passé. 

Le président de la CAPC note autre chose aussi. Il fait ainsi remarquer que le nouveau code de l’investissement doit répondre à de nombreuses questions. C’est en ce qui concerne les manières de transférer ses dividendes, les procédures pour amener du capital, ou encore comment venir investir en Algérie et sortir en vendant ses parts?

De son point de vue, ce ne serait pas suffisant. Il argue en indiquant qu’il faut effectivement un remaniement de divers cadres législatifs supplémentaires. « Dans l’assainissement du cadre réglementaire et juridique, le Code du travail constitue un important chantier. Il doit être lancé. C’est pour s’amarrer aux standards et aux défis actuels ». Parmi les changements à prévoir, il mentionne la promotion du télétravail. C’est dans ce sillage qu’il lui réclame un cadre légal adéquat. 

L’économie mondiale dominée par le digital

Sami Agli estime que « le digital est un tsunami ». Il préconise de se préparer à affronter cet énorme bouleversement. Puis, le même orateur précise que les entreprises dans les domaines de la finance et de l’industrie ne font plus la pluie et le beau temps au sein de la sphère économique internationale. Ces dernières s’étant vues dépassées par les entreprises du digital.

Le patron prédit que ce phénomène continuera de croître, surtout avec l’émergence de la 5G et la démocratisation de la connexion à Internet, qui est aujourd’hui un droit humain comme les autres. Il propose de compter sur le potentiel des jeunes capables de faire du digital un levier de développement pour de multiples projets, de nature variée.

En conclusion, Sami Agli a mis en exergue l’importance capitale d’éliminer un phénomène qu’il baptise « terrorisme bureaucratique ». Il estime donc que l’on ne doit plus passer sous silence les effets néfastes de la bureaucratie sur les ressources de l’État. Et sur le destin économique de l’Algérie. Il recommande fortement alors « le contrôle a posteriori » et la création d’une atmosphère qui ne laisse pas de place à la méfiance.

Partager sur :

Articles récents

Articles connexes