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Aïd El Kebir 2021 en Algérie : les prix des moutons inaccessibles ?

AlgérieÀ l’aube de l’Aïd-el-Kebir 2021, qui débutera le 11 juillet jusqu’au 23, les éleveurs affluent aux quatre coins du pays et les prix des moutons ne cessent d’enregistrer une flambée palpable. 

Ils sont des milliers de musulmans, de tout âge, à attendre le 11 juillet avec impatience. Incontournable des festivités : l’abattage rituel. Mais depuis des années maintenant, le fait saillant de cette fête du sacrifice réside dans les coûts affolants en élevage d’ovins. En vue d’engranger la plus grande partie de leur chiffre d’affaires annuel, les éleveurs en Algérie continuent de bouffir les prix des moutons avant l’avènement de l’Aïd-el-Kebir 2021.

Un phénomène socio-commercial qui une fois de plus n’est pas passé à la trappe. Cela au grand désarroi des citoyens aux revenus modestes ! À quelques jours seulement de la célébration des sacrifices traditionnels de moutons, la spéculation bat son plein au sein des marchés parallèles de vente. La fourchette de l’augmentation des prix frôlent l’inouï. Elle varie entre 52.000 et 80.000 dinars.

Soit une hausse de 20.000 dinars par rapport à l’année écoulée. C’est l’information que relate le quotidien généraliste Echorouk. Il la mentionne dans son édition d’hier samedi, que nous reprenons ce 27 juin 2021. Le marché principal d’Oran, ville réputée pour avoir la plus importante demande dans la région de l’Ouest, prévoit même un décuplement plus significatif. Les propriétaires des abattoirs de « La Radieuse » crient au scandale.

Ils s’attendent à ce que l’inflation s’accroisse jusqu’à à un niveau situé entre 40 et 50 %. De leur côté, les citoyens sont départagés. Certains disent carrément renoncer à accomplir la Sunna quand d’autres espèrent que la magie de l’Aïd-El-Adha fasse son effet. Ils préfèrent attendre avec l’espoir de voir les prix actuels baisser au cours des dernières heures avant la fête la plus sacrée de l’islam.   

Les prix des moutons en Algérie : quelles sont les raisons de cette hausse ?

En avril dernier, les races ovines algériennes se vendaient à des prix stables ne dépassant pas les 46.000 dinars. Moins de deux semaines de la fête de l’Aïd-El-Kebir, elles sont proposées à pas moins de 55.000 DA au sein des marchés non accrédités. Plus surprenant encore, les moutons d’Ouled Djellal, les plus répandus en Algérie, valent plus de 60.000 dinars. 

Selon plusieurs professionnels d’élevage d’animaux, cette élévation des prix est loin d’être une violation de l’ensemble des lois religieuses et civiques. Ce déséquilibre s’expliquerait autrement. Les éleveurs doivent, disent-ils, aussi faire face à la hausse des coûts de l’alimentation.

La nutrition industrielle à destination des animaux d’élevage représente une part importante des coûts de production des agriculteurs. La flambée des prix d’ovins est donc aggravée par la hausse du coût de l’alimentation animale. Cette dernière est d’autant plus considérable pour les producteurs de moutons. Il s’agit là d’une élucidation qu’ont émise des éleveurs auprès de la source susvisée.

Du côté des fabricants d’aliments, on explique que la montée en flèche des cachets est due à une envolée des coûts des matières naturelles, telles que les herbes fauchées. Les causes en sont la crise sanitaire en plus du manque de pluie installé dans le pays depuis plusieurs mois

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