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Voitures d’occasion et montage automobile en Algérie : Achaïbou dit tout

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voitures occasion en algérie
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Algérie – Le P-DG du groupe Elsecom a partagé son point de vue au sujet de l’importation des voitures d’occasion et des dispositifs à mettre en place afin de développer une véritable industrie automobile dans le pays tout en attirant les investisseurs ayant une réelle volonté de s’installer en Algérie.

De passage ce 27 mai sur la chaîne télévisuelle Beur TV, Abderrahmane Achaïbou, président-directeur général du groupe Elsecom; s’est en effet penché sur la question du montage automobile et du développement futur d’une industrie automobile destinée à répondre aux besoins du marché automobile Algérien. Un marché qui, pour rappel, connaît depuis des mois une paralysie sans précédent; notamment en raison de l’arrêt de l’activité des usines de montages automobiles.

Pour lui « le montage automobile est un métier à part entière avec ses exigences techniques, son expertise, son savoir-faire et ses règles professionnelles ». Ce n’est pas à un concessionnaire qui n’assume pas correctement ses tâches de service après-vente d’accéder à ce statut professionnel; a dénoncé Achaïbou, faisant référence aux précédents propriétaires des usines de montages automobiles.

L’intervenant estime que ce type d’investissement doit être entrepris par des professionnels ayant de l’expérience et des qualifications suffisantes pour s’établir dans ce secteur. D’autre part, il remit en cause le climat des affaires; en avançant que la stabilité réglementaire et les conditions d’attractivité offertes par le gouvernement à ces constructeurs mondiaux; influent sur leur intéressement à investir dans une véritable industrie automobile nationale.

Importation de voitures d’occasion en Algérie, bonne ou mauvaise affaire ? Achaïbou répond

Évoquant le dispositif de ré-autorisation d’importation des voitures d’occasion dites de moins de 3 ans; le concessionnaire automobile a indiqué qu’en plus des difficultés financières que rencontrera le citoyen Algérien face à ce processus d’acquisition de véhicules d’occasion (moins de 3 ans); ce dernier sera également confronté à de futures contraintes techniques. 

En effet, précisions que ce type de véhicules autorisés à être importés contient une motorisation conforme aux nouvelles normes européennes d’anti-pollution, à savoir Euro 5 et Euro 6; dont l’entretien et la réparation coûteraient assez cher au consommateur Algérien, a signalé le P-DG d’Elsecom.

Il a conclu son intervention en affirmant que « le cahier des charges fixant les règles d’investissement doit absolument être révisé en profondeur suivant une étude adéquate aux proportions locales; afin de réorganiser ce secteur tout en facilitant aux constructeurs étrangers ayant une réelle volonté d’investir; les conditions d’accès au marché national ».

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Mellah hocine

L’importation de véhicules d’occasion ou de moins de trois ans sera un parcours de combattant pour le simple citoyen. Ce que ne dit pas Mr Achaibou, c’est plutôt de permettre aux concessionnaires d’importer aussi bien le neuf que l’occasion sur lequel l’importateur exigera un certificat de norme Euro 5 ou Euro 6. Le simple citoyen ne pourra pas s’acquitter de cette opération dont la procédure est trop lourde. Un autre créneau à développer c’est la reprise et la vente des véhicules d’occasion en Algérie par les concessionnaires, chacun dans sa gamme , ce qui permettra de détecter toutes les voitures… Lire la suite »