Énergie

Algérie Pétrole : Diminution de 40% des recettes d’hydrocarbures en 2020

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Algérie pétrole 2020
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Algérie – Selon le ministre de l’Énergie, les répercussions de la crise sanitaire provoquée par la pandémie du Coronavirus, sont dévastatrices particulièrement au niveau des recettes générées par le pétrole, celles-ci ont enregistré une baisse de 40% durant cette année 2020.

En effet, lors de son allocution ce 12 août durant la réunion Gouvernement-Walis, le ministre de l’Énergie, Abdelmadjid Attar a révélé, le montant des pertes des compagnies nationales de l’énergie. Ainsi, les pertes des recettes de pétrole de l’Algérie en 2020, sont estimées à près de 125 milliards de Dinars; en raison de la crise sanitaire engendrée par le Covid-19; a confié Attar, cité par le média Algérie 360.

La propagation de la pandémie du Coronavirus « a d’une part sévèrement impacté l’économie nationale; et d’autre part plombé le marché pétrolier, qui traverse une période assez difficile »; a avancé le ministre de l’Énergie. Celui-ci a rappelé à l’occasion les raisons de cette récession; notamment « la chute des cours de l’or noir, ainsi que la baisse sans précédent de la demande mondiale de pétrole. Ceci depuis la fin du premier trimestre de 2020 »; a-t-il expliqué.

« Les recettes de l’État issues des exportations des hydrocarbures ont diminué de près de 40% durant le premier semestre de 2020; par rapport à la même période de l’année 2019 », a précisé le membre du Gouvernement. « Tous ces facteurs réunis ont exacerbé la situation, notamment face à la hausse croissante de la demande interne d’énergie avec près de 07% par an »; a-t-il ajouté.

L’État est déterminé à relancer le secteur de l’Énergie, estime Attar

Poursuivant son intervention lors de la même rencontre, le premier responsable du secteur énergétique dans le pays a indiqué « qu’une stratégie de relance dudit secteur est enclenchée dans le cadre du programme du Gouvernement; basé essentiellement sur les axes prioritaires, inspirés du programme du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune ».

Cela dit, la stratégie consiste à appliquer une politique de développement indépendante de la rente pétrolière; a-t-il souligné. Elle repose également sur « l’orientation et la valorisation des ressources énergétiques ». Rappelons dans ce contexte, l’avis du professeur des Universités, Kamel Baddari, qui s’est exprimé sur le concept des énergies renouvelables en Algérie; et la nécessité d’activer le processus de transition énergétique pour faire face à l’après-pétrole.

Selon ce professeur, l’État s’est engagé à diversifier son approvisionnement en énergie; notamment en utilisant les ressources solaires et éoliennes; car « l’Algérie possède un fort potentiel solaire; a-t-il soutenu.  D’ailleurs, le Gouvernement a annoncé la mise en service de centrales solaires photovoltaïques de 4.000 MW. Cependant, l’objectif principal est de « créer un environnement économique, favorable à la promotion de l’utilisation des énergies renouvelables. Sans oublier que de tels projets, créeront des milliers d’emplois »; a attesté Baddari.

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3 Commentaires

  1. Finalement les algériens se souviendront d’un président non élu arrivant avec lui la faillite finale du prix du pétrole et ramenant la malédiction du Corona.
    Je crois avoir résumé mon commentaire.

  2. Le megaprojet défendu par l ancien , oui il est déjà ancien , ministre de l’énergie . Depuis le mois de Mai , aucune suite n’a été donnée à ce Tafouk1. Chaque ministre arrive avec ses idées mais jamais sorti avec ses réalisations.
    La dépendance de notre économie au pétrole et gaz est quasi presente dans toutes les interventions de nos ministres depuis…. des décennies , jamais cette dépendance ne s’est changée en indépendance.
    L’Algérie et ses gouvernants sont restés attacher à l’exploitation du pétrole et du gaz , pourtant appelés à disparaître . De nouveaux concurrents arrivent sur la place avec leurs nouvelles stratégies pétrolières et gazières , nous , on est resté scotcher à cette technologie vieillissante. Regardez du côté de l’Asie centrale avec l’Azerbaïdjan ou encore l Indonésie et plus proche de chez nous le Nigeria , ils nous dépassent tous. Malgré cette pandémie mondiale , nos potentielles recettes sont absorbées par ces pays.

  3. […] producteurs »; a signalé le membre du Gouvernement. Ce dernier a d’autre part, affirmé que la sortie de la dépendance des énergies fossiles, s’inscrit « dans la nouvelle stratégie de rationalisation des dépenses et de relance […]

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