Algérie : le groupe Asmidal s’empare des actions de Ali Haddad détenu en prison

Algérie – Le groupe industriel Engrais Phytosanitaires EPE Asmidal, filiale de Sonatrach, a annoncé l’acquisition des actions de l’homme d’affaires actuellement incarcéré, Ali Haddad en l’occurrence. Voici les détails à ce sujet dans les lignes qui suivent.

En effet, le groupe industriel Engrais Phytosanitaires EPE Asmidal, filiale de la première entreprise pétrolière et gazière en Algérie, Sonatrach, a expliqué qu’à travers cette opération, la part du susdit groupe est passé à 51 % du total des actions de Ali Haddad, ex-troisième actionnaire de « Fertial » avec 17 % du capital. Celles qui appartenaient à l’homme d’affaires et son complexe « ETRHB HADDAD ».

Il s’est manifesté via un communiqué publié ce samedi 21 mai 2022. Ce dernier vient d’être repris par le quotidien généraliste arabophone Ennahar. Nous vous proposons de continuer la lecture pour découvrir son contenu. Cette acquisition de la majorité des parts de la société « Fertial » permettra alors au complexe « Asmadal » de Sonatrach de procéder à des investissements.

Ils sont, souligne le document, nécessaires pour le maintien et le développement des capacités des unités de production nationale. En effet, le groupe vise à permettre à l’entreprise de contribuer au développement économique du pays. Cela en couvrant les besoins du marché national en engrais et produits chimiques et en préservant le secteur de l’emploi.

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Ali Haddad écope de 4 ans de prison 

Rappelons d’ailleurs qu’après l’ouverture de son capital en 2005, l’entreprise « Fertial » est devenue, à 66 % la propriété de l’entreprise espagnole « Grupo Villar Mir ». En 2016, le partenaire espagnol a cédé 17 % de ses actions à Ali Haddad. Cela dans le cadre de la règle 51/49. Celle dédiée aux investissements étrangers.

Il est utile de rappeler que l’ancien PDG du Groupe ETRHB Haddad se trouve en ce moment derrière les barreaux pour affaire de corruption. Le tribunal de Sidi M’Hamed à Alger a en effet condamné l’ancien entrepreneur, le 24 mars dernier, à quatre (4) ans de prison ferme. Ce dernier est soupçonné dans une autre affaire. Elle concerne les réalisations d’un tronçon de 9 Km d’autoroute à Aïn Defla. Celles auxquelles a procédé le groupement Altro-ETRHB.

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