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Algérie : « 150 milliards de dollars circulent sur le marché noir », selon Ziani

Algérie – Le président de la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA), Abdelwahab Ziani, s’exprime au sujet de l’économie nationale, en particulier, en ce qui concerne les sommes astronomiques qui circulent sur le marché noir. Apprenez plus, ce 03 août 2021. 

En effet, face à cette crise sanitaire sans précédent, se trouve une crise économique très sévère marquée principalement par la situation très difficile que traversent de nombreuses entreprises. Abdelwahab Ziani, le président de la CIPA s’est exprimé à ce sujet sans oublier de parler du marché noir qui occupe une place très importante en Algérie. C’est ce qu’a rapporté Le Soir d’Algérie, hier.

Dans le détail, de nombreux chefs d’entreprise se trouvent en difficulté financière, à la suite de la suspension de certaines activités en ces temps de pandémie. Parmi eux, certains ont choisi de mettre la clé sous le paillasson. Tandis que d’autres se sont convertis ou ont carrément décidé de rejoindre le marché parallèle.

De ce fait, selon le même intervenant, le marché noir en Algérie prend de plus en plus d’ampleur, et la cause serait la bureaucratie. De plus, il a indiqué que « plus de 150 milliards de dollars circulent sur le marché noir. Les chiffres réels peuvent être plus importants que celui-ci. Cette somme n’est pas en liquide mais en lingots d’or », a-t-il précisé.

Il a notamment révélé, avec regret, que le gouvernement devrait faire en sorte que les professionnels présents sur le marché parallèle se dirigent vers le marché formel. Cependant, avec les pratiques bureaucratiques freinantes, c’est plutôt le contraire qu’on voit, dit-il.

Algérie : les entreprises se trouvent en situation très difficile, selon Ziani

En outre, lors de cette même rencontre, Ziani est revenu sur le fait que les entreprises ont été très affectées par cette situation. Par conséquent, pour préserver les emplois et essayer de garder une certaine stabilité économique, il serait temps de stopper ou du moins reporter toute fiscalité. Il a même déclaré que « la solution pour sauver ce qu’il reste de nos entreprises sont la finance, la fiscalité et la parafiscalité ».

De plus, selon le locuteur, il est important que le gouvernement se rapproche des chefs d’entreprise. Et ce, dans le but de relancer l’économie. « Il est important de s’asseoir, mettre sur la table tous les dossiers et trouver ensemble des solutions qui peuvent nous faire sortir de la crise que nous traversons. Le dialogue doit continuer. Celui-ci est la clé pour sauver notre pays, car ce sont les entreprises qui construisent les États », a-t-il indiqué.

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