L’importation de voitures d’occasion ne servira pas l’économie algérienne ?

Algérie Le ministre de l’Industrie, Ferhat Aït Ali, a déclaré ce lundi, 28 décembre, que l’importation des voitures d’occasion (moins de 3ans) ne soutiendra pas le développement de la sphère économique algérienne.

En effet, le ministre de l’Industrie, Ferhat Aït Ali, s’est exprimé aujourd’hui. Il était de passage sur les ondes de la Radio nationale Chaine 1. Le responsable s’est prononcé au sujet de l’importation des véhicules de seconde main. Il a alors assuré que l’importation de voitures d’occasion (moins de 3 ans) ne bénéficiera pas à la relance de l’économie algérienne. Selon lui, la priorité revient plutôt à l’industrie automobile.

À ce propos, Ferhat Aït Ali a souligné que l’importation des voitures de moins de trois (03) ans n’investit pas directement dans l’intelligence économique en Algérie. C’est-à-dire, ce projet ne contribue, ni de près ni de loin, au succès du développement du secteur de l’économie nationale. Toutefois, le ministre a expliqué que le dossier en question n’est ni suspendu ni reporté. Il se fera donc en fonction des capacités financières et des besoins de base du pays.

L’intervenant a ainsi fait savoir que le gel de l’importation des véhicules d’occasion a joué en faveur de l’économie algérienne. Il a indiqué, dans ce sens, que le pays a économisé pas moins de 3 millions de dollars durant l’année en cours. Selon ses déclarations, l’État a notamment pu conserver 500 millions de dollars. Le gouvernement consacrera cette somme aux pièces de rechange, dit-il. 

L’ouverture du capital des entreprises publiques 

À en croire le ministre de l’Industrie, l’ouverture du capital concernera uniquement les entreprises publiques qui connaissent actuellement des difficultés financières. Il a ainsi révélé que le secteur économique public lancera une étude approfondie. Et ce, afin d’évaluer les complexités inhérentes à cette année 2020.

De ce fait, le gouvernement déterminera les conditions que doivent remplir les entreprises, en vue de l’obtention de capitaux. C’est en tout cas ce qu’a rapporté le média spécialisé Algérie Eco. Dans ce contexte, Ferhat Aït Ali a expliqué que le recours à la Bourse est la meilleure éventualité pour le financement des sociétés publiques en difficultés.

Cela allégera également la forte pression sur le trésor public, souligne-t-il. Évoquant l’ouverture du capital, le ministre a annoncé que cette dernière ne peut être basée sur les critères précédents. L’invité a souligné une nouvelle fois que le processus du capital ne concernera que les entreprises publiques qui ont besoin d’une recapitalisation périodique.

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