Un Algérien va traverser 2.000 km à dos d’âne (Alger – Illizi)

Algérie – Un jeune algérien a décidé de se lancer dans une aventure unique, en faisant le trajet Alger – Illizi à dos d’âne. Cela suscite l’admiration de certains et révulsent d’autres qui ont des préoccupations différentes de celles des internautes contents de voir le périple démarrer.

Traverser 2.300 km pour aller d’Alger à Djanet (dans la wilaya d’Illizi au cœur du Sahara algérien) à dos d’âne, annonce Yasser Boulares sur le web. « C’est une première en Algérie », se réjouit-il. Néanmoins, « j’ai besoin de votre soutien moral », ajoute cet Algérien se présentant comme amoureux des entreprises risquées. La prise de risque le fascine, si l’on croit son profil sur Instagram.

« J’aimerais trouver un nom à mon nouveau ami », raconte-t-il à ses followers. Son voyage atypique démarre alors de l’esplanade de la Grande Poste, dans le centre de la capitale. Une photo de lui est prise, sur place, aux côtés de son compagnon de route, et moyen de locomotion aussi. Le cliché s’est propagé sur les réseaux sociaux algériens comme une traînée de poudre.

Nombreuses sont ses traversées hors du commun. Des errances et escalades à travers donc tout le territoire national. En consultant les images de ses périples, partagées sur la toile, on a pu se faire une idée de lui. Le jeune algérien parait être un rêveur, un idéaliste, mais également, et au-dessus de tout, un homme d’action.

Quid de l’âne ?

Si le jeune aventurier trouve des retours positifs et encourageants, tout ne s’arrête pas là. De nombreux internautes ont soulevé une problématique d’éthique. Cela en critiquant le projet monté par cet Algérien qui aime le goût du risque. En fait, ils ont abordé une vision focalisée sur l’animal.

La « pauvre bête », comme écrivent certains, est éclipsée devant l’image du jeune. Ce dernier concentre l’attention sur lui. Telle chose n’a pas empêché les détracteurs de l’aventurier, qui ne recule pas devant les obstacles climatiques et autres, d’estimer que c’est cruel de faire subir ce « supplice » à l’âne.

Ils se préoccupent alors de l’animal. Ainsi, ils le considèrent comme une « victime ». « Il est robuste », rétorquent d’autres internautes. « L’âne ne pourra pas trop résister à la marche en pleine désert (Sahara) », reviennent à la charge les détracteurs de l’aventurier en Algérie. « C’est toi t’as choisi ça, lui non ». C’est comme ça que protestent les mêmes points de vue.  

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