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Algérie : Déficit budgétaire de 5.75 milliards de dollars, en hausse de 48%

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Algérie : déficit budget 2020 dinar algérien
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Algérie – La balance commerciale a enregistré un déficit de 5.75 milliards de dollars durant 2019, soit une augmentation de 48%.

La balance commerciale algérienne a enregistré un déficit de 5.75 milliards de dollars au cours des 11 premiers mois de 2019, contre un déficit de 3.88 milliards de dollars au cours de la même période en 2018.

L’agence de presse algérienne de la direction générale des douanes (DGD), rapporte que les exportations algériennes ont augmenté de 32.62 milliards de dollars durant la période de janvier à novembre 2019, contre 38.12 milliards de dollars pendant la même période de 2018; soit une baisse de 14.44 %.

Les importations ont aussi enregistré une baisse de 8.66% pour leur part, en atteignant les 38.37 milliards USD, contrairement à 2018; où 42 milliards USD ont été enregistrés.

Les exportations en baisse

Malgré la baisse de 14.65 % dans l’exportation des hydrocarbures, l’Algérie reste un pays qui vit grâce à sa rente pétrolière. Ces dernières représentent la plus grande part des ventes algériennes à l’étranger, recueillant ainsi un taux de 92.76% du volume total des exportations algériennes; soit 30.25 milliards USD, contre 35.45 milliards USD en 2018.

Cette baisse des exportations des hydrocarbures est due au prix du baril du pétrole qui s’est vu chuter les années dernières. Quant aux exportations hors hydrocarbures, ces dernières restent négligeables, et s’élèvent à environ 2.36 milliards USD, ce qui représente 7.24 % du volume total des exportations, contrairement à la même période que l’année d’avant; 2.27 milliards USD a été enregistré soit une baisse de 11.70%.

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Durant les 11 premiers de 2019, les exportations ont permis de couvrir environs 85.01% les importations, face à 90.76% durant la même période que l’année d’avant.

Les pays clients/fournisseurs de l’Algérie

Les produits Algériens deviennent de plus en plus populaires dans le marché du Singapour avec une augmentation de près de 200%, tandis que les exportations vers l’Amérique et le Brésil ont diminué de 50%, au cours de l’année écoulée. Selon les chiffres fournis par la direction des études et des statistiques des douanes algériennes; le volume des exportations algériennes s’élève à 32.618,96 millions USD.

Par ailleurs, on retrouve la France comme première cliente de l’Algérie avec 4619 millions USD, relevant ainsi une hausse de 0.47% succédé par l’Italie, l’Espagne, l’Amérique, la Turquie puis la Grande-Bretagne avec un volume de 4303, 3580, 2187, 2015 et 1570 millions USD respectivement.

Bien que la Chine soit considérée comme le premier fournisseur du marché algérien, cette dernière est 7ème en position des pays qui reçoivent les exportations algériennes avec un volume de 1570 millions USD. Suivie de l’Inde avec 1440 millions USD, les Pays-Bas 1383 millions USD, la Tunisie 1168 millions USD, le Brésil 1136 millions USD, la Belgique 737.83 millions USD, le Portugal 719.28 millions USD et le Singapour 535.71 millions USD.

Également, des augmentations d’exportations algériennes ont été enregistré durant 2019, soit 31.13% pour la Chine, 14.97% concernant la Corée du Sud, et enfin 35.13% et 183.29% respectivement pour la Tunisie et le Singapour.

En parallèle, des baisses d’exportations algériennes ont été enregistré, soit -20% pour l’Italie et l’Espagne, la Grande-Bretagne -19.55%, la Turquie -1.56% et les Pays-Bas -27.91 %. On rappelle, que cette diminution a été enregistré pendant l’année écoulée, une année riche en bouleversement économique, suite à la crise politique qu’a connue l’Algérie.

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1 Commenter

  1. En réalité, depuis 1962 L’ALGERIE n’a fait qu’enregistrer des déficits en tous genres et dans tous les domaines, voir même dans les périodes les plus prospères !
    Que pouvait-t-on attendre d’un système rentier sinon des déficits qui s’enchaînaient dans et durant le temps ? On ne peut parler de déficit quand on ne fait que traire des mamelles de pétrole et de gaz, don de DIEU et en prodiguer les recettes à tort et travers !
    Partisans du moindre effort, les gouvernements qui se sont succédés depuis 1962, se sont contentés de gouverner avec des discours populistes alors qu’ils fallait à mon humble avis diriger la Maison Algerie avec une main de fer dans un gant de vouloir, rassembler et non marginaliser, unir toutes les compétences pour enfin exploiter toutes les richesses du pays, humaines et matérielles et on aurait pu, aujourd’hui exporter autres choses que les hydrocarbures.
    Réussir dorénavant, nous contraint, peuple et état de ne plus compter sur les hydrocarbures, mais sur le labeur honnête dans tous les domaines aux fins de relever tous les défis, effacer les cauchemars du passé et laisser pour la prospérité que de bons souvenirs ! Fraternellement.

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