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dimanche, 16 juin 2024
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France : Camélia Jordana dénonce les violences policières et suscite la polémique

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France – De passage ce 23 mai sur le plateau de l’émission de France 2 « On est pas couché (ONPC) », l’artiste franco-algérienne Camélia Jordana dénoncé les violences policières « à caractère raciste » contre les communautés noire et arabe. Le ministre français de l’Intérieur a « condamné » les propos de l’artiste. Cette dernière persiste et l’invite au débat.

Les médias et les réseaux sociaux bouillonnent en raison des déclarations de Camélia Jordana sur la police française. La chanteuse française d’origine algérienne accuse cette dernière de violences inouïes et injustifiables à l’encontre des populations d’origines africaine et arabe. L’opinion publique est partagée sur la question. D’un côté on trouve ceux qui confirment les dires de la franco-algérienne. De l’autre par contre, il y a les contestataires qui qualifient les paroles de l’intervenante de nature « victimaire et pleurnicharde ».  

Il existe « des milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic », a affirmé la chanteuse binationale. Elle dit faire partie elle-même de ceux qui éprouvent un sentiment d’insécurité en présence des forces de l’ordre. « Aujourd’hui j’ai les cheveux défrisés, quand j’ai les cheveux frisés, je ne me sens pas en sécurité face à un flic en France », a-t-elle confié. Des « hommes et des femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue (…) se font massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau, c’est un fait ».

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Le lendemain de la diffusion du programme télévisuel, soit le 24 mai, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner désapprouve sur Tweeter : « Non madame » ! Pour le responsable il s’agit donc de « propos mensongers et honteux alimentent la haine & la violence. Ils appellent une condamnation sans réserve ». Il explique que « les hommes et les femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue » ne se font pas « massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau ».

Camélia Jordana « défie » le ministre Christophe Castaner

L’artiste franco-algérienne riposte le même jour et sur le même réseau social : « Mes propos « mensongers et honteux » tentent d’alimenter un dialogue avec nos dirigeants ( vous ) ». Le bute consiste à « faire avancer les choses mais vous niez alors que vous voyez très bien ce qui se passe. Et nous aussi. Votre devoir est de nous protéger. Protégez-nous ».

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« Épatée par toutes ces réactions » mais « enthousiaste par la réouverture du débat public », indique un tweet de la chanteuse publié aujourd’hui 25 mai. « Je ne m’exprimerai pas dans les médias suite aux nombreuses sollicitations en réaction aux propos de » Castaner. « Je serai en revanche honorée de débattre en direct avec lui sur le plateau de son choix ». C’est de cette manière que l’artiste franco-algérienne a invité le ministre à « l’affrontement » intellectuel sur « l’arène » du dialogue.

Quand Camelia Jordana parle des violences policières : Les réactions alternent entre « hostilité » et « sympathie »

La bataille sur Tweeter ne s’est pas arrêtée là. Le syndicat des commissaires de la police nationale a écrit : « Témoignage consternant d’une « nouvelle star de la bêtise » qui démontre en deux minutes la pauvreté de sa pensée, accompagnée d’arguments scandaleux et calomnieux, le tout sur le service public (ONPC, France 2) ». Le syndicat de la Police nationale, Alliance, qui a annoncé saisir le procureur de la République, a évoqué dans un communiqué : « Accusations inadmissibles envers les policiers (racisme, meurtres…) ». Jordana est également critiquée par nombre de personnalités comme Manuel Valls à gauche ou Julien Odoul à l’extrême-droite.

D’autres personnalités ont en revanche montré leur soutien à la chanteuse, à l’image du président de SOS Racisme, Dominique Sopo. Il a souligné dans tweet que « la décence consiste à dénoncer le racisme, et non celles et ceux qui le dénoncent ». Pareil pour par exemple Assa Traoré, une jeune femme qui a perdu son frère à l’été 2016. La mort du jeune homme est survenue dans des circonstances troubles pendant une descente de la police. Assa appelle sur les réseaux sociaux à soutenir Camélia Jordana contre le ministre de l’Intérieur, les syndicats de police et les mouvements d’extrême-droite.

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