Visa pour la France pour Algériens : les raisons de la baisse des délivrances

Voyage – Le porte-parole du gouvernement d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal, est revenu à la table au sujet de la baisse par la France des délivrances de visa accordées aux citoyens du Maghreb, notamment les Algériens. Revivez toutes ses explications dans la suite de notre édition du mardi. 

On en sait un peu plus sur les raisons de la baisse des délivrances de visa octroyées par la France aux Algériens ! Depuis quelque temps, les Maghrébins désireux d’entrer et séjourner sur le territoire métropolitain se heurtent à un obstacle patent : le refus instant de leur requête. Un procédé drastique qui ne s’explique pas par la récente montée de l’insécurité sanitaire mais plutôt autrement. 

La véritable raison en est attribuée au moyen de pression. Celui que le gouvernement français a décidé d’imposer à ses homologues maghrébins. Cela en vue de les convaincre à adhérer à sa proposition. Celle d’accueillir leurs ressortissants en situation irrégulière. C’est du moins ce qu’a révélé la station de radio généraliste Europe 1. Dans la lignée de ce qu’avait annoncé cette dernière, Gabriel Attal, a donc réitéré cette information. 

« C’est une décision drastique et inédite. Mais rendue nécessaire par le fait que ces pays n’acceptent pas de reprendre des ressortissants que nous ne pouvons pas garder en France ». Il s’agit là de ce qu’a réaffirmé Gabriel Attal, ce 28 septembre 2021. Il s’est ainsi exprimé à propos de cette décision sur les ondes de la station de radio susvisée, dans l’émission Europe Matin, présentée par Sonia Mabrouk. 

La baisse du nombre de visas vers la France : le gouvernement algérien confronté à un sacré dilemme 

Selon le même intervenant, la France a formellement signifié aux autorités algériennes, marocaines et tunisiennes sa stratégie à travers la loi Asile et immigration. Le gouvernement français leur a alors expliqué que dans l’éventualité où ils rejetteraient l’accueil des expulsés, il procéderait à l’adoption d’une décision « drastique ». Celle-ci consiste à réduire sans retenue le nombre de visas octroyés.

Elle concerne l’ensemble des citoyens maghrébins. Soit des touristes aux professionnels. « En 2018, nous avons adopté la loi Asile et immigration (…) Le frein à cette efficacité et aux reconduites effectives, c’est le fait que des pays refusent les laissez-passer consulaires ». C’est ce dont a en outre justifié le responsable français. D’après lui, l’Algérie s’y oppose également.

Elle conteste l’idée d’accorder à ses ressortissants refoulés de France le laissez-passer consulaire. Un document sans quoi une expulsion ne peut pas être exécutée, a encore souligné Gabriel Attal. Celui-ci a d’ailleurs confirmé le chiffre donné par Europe 1. Selon lequel le gouvernement algérien ne respecte que 0,2 % des QQTF (Obligation de quitter le territoire français).

« Dans le cas de l’Algérie, entre janvier et juillet 2021, la justice française a en effet ordonné 7731 obligations de quitter le territoire. Cependant, seulement 22 sont repartis chez eux ». C’est ce qu’a assuré le porte-parole français.

Il a, en somme, manifesté son souhait de voir les trois États, concernés par cette mesure, changer de politique à la faveur du moyen de pression. « Il y a eu un dialogue avec certains pays, notamment du Maghreb, puis des menaces. Et aujourd’hui on met ces menaces à exécution », a-t-il expliqué.

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