Présence du variant Mu du coronavirus en Algérie : les explications de Derrar

Algérie – Le Directeur général de l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA), Fawzi Derrar en l’occurrence, n’exclut pas l’arrivée de nouvelles mutations plus contagieuses, dérivées du coronavirus (SARS-CoV-2), sur le territoire national, notamment le variant B.1.621, également connu sous le nom de « Mu ». Découvrez plus de détails à ce sujet dans notre édition du vendredi 10 septembre 2021. 

Visiblement, le monde est encore très loin d’en avoir fini avec la crise sanitaire. Une toute nouvelle souche est dans le collimateur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Comme les Delta, Alpha ou encore Bêta, elle est placée sous haute surveillance en raison de son taux de mutation inhabituel. Issu de la ligne B.1.621, le variant Mu du coronavirus semble relativement préoccuper le DG de l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA), Fawzi Derrar. 

Le professeur a en effet effectué, ce jeudi, un petit bilan de la pandémie et de la campagne vaccinale du pays. Il a notamment insisté sur les dangers de la récente mutation qu’a classée l’OMS dans la catégorie VOI (variants à suivre) dans son dernier bulletin épidémiologique.

Depuis sa découverte sur le sol colombien en janvier dernier, la souche Mu est de façon nette cause de la reprise des contaminations dans plusieurs nations sud-américaines. Se propageant à une vitesse éclair, elle est désormais en grande partie responsable des cas positifs détectés en Colombie et en Équateur. Plus préoccupant encore, elle est en voie de devenir la plus dominante dans le monde. Et à en croire Fawzi Derrar, elle n’épargnera pas notre pays ni aucun autre d’Afrique.

« L’Algérie n’est pas à l’abri des menaces du virus mutant « Mu » ». Il s’agit là de ce dont a prévenu le membre du Comité scientifique chargé du suivi et de l’évolution de l’épidémie.  Le média en ligne Algérie Eco rapporte l’information. Il la mentionne dans son édition du jeudi. 

Covid-19 en Algérie : que sait-on du variant Mu ?

En plus d’être un variant viral, la lignée B.1.621 résiste davantage aux vaccins. En plus à certains traitements à base d’anticorps. Elle représente respectivement 39 % et 13 % du nouveau coronavirus en circulation dans les deux pays d’Amérique du Sud précités. Elle a notamment fait son apparition aux États-Unis et l’Europe. Deux continents, faut-il le rappeler, où la vaccination a largement été plébiscitée par les populations. 

Il est déjà présent en Espagne, en Italie et dans l’Hexagone. Selon la SPF, Santé publique de France, seize (16) prélèvements récemment séquencés correspondent au variant Mu. Sa forte transmissibilité, observée au cours des études préliminaires, fait craindre une résistance aux anticorps neutralisants présents dans l’antidote de patients convalescents ou vaccinés contre la Covid-19

Les données sur la circulation de cette variation virale ne sont ni exhaustives ni tout à fait exactes. Rien ne permet encore de dire qu’elle est la plus létale. Il convient de rappeler par ailleurs que l’Algérie ambitionne de produire localement le vaccin chinois Sinovac. Cela dès les semaines à venir. C’est du moins ce qu’a fait savoir le ministère de l’Industrie pharmaceutique dans un communiqué publié hier. 

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