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Ukraine : un étudiant algérien raconte son cauchemar sous les bombardements russes

Ukraine – À l’instar du grand nombre de citoyens de nationalité algérienne partis en Ukraine en quête de savoir et d’avenir meilleur, un étudiant algérien dévoile comment il tente d’échapper aux griffes de l’invasion russe lancée depuis six jours contre ce pays qui appartenait autrefois à l’URSS. Voici tout, ce 01 mars 2022.

L’horreur a commencé pour l’étudiant algérien de 21 ans en Ukraine depuis le 24 février 2022. Ce cauchemar, il n’est pas le seul à le vivre. Puisque, lui et des milliers d’Ukrainiens et d’étrangers, y compris beaucoup d’Algériens, vivent dans la frayeur en tentant de fuir ce pays sur lequel s’abat les bombardements russes.

D’après le témoignage recueilli par le journal Liberté auprès du jeune algérien qui porte le nom de Imad Bouarissa, on vous livre plus de détails sur la situation des ressortissants algériens coincés dans ce pays où la guerre gagne du terrain. En réalité, le choix de quitter l’Ukraine n’était pas évident de prime abord pour cet étudiant en médecine dans la ville d’Ivano Frankivsk.

Étant située à 527 kilomètres au sud-ouest de Kiev, la cité où résidait Bouarissa se vidait de ses occupants graduellement. Par peur de manquer de provisions et surtout avec l’angoisse de l’insécurité qui s’installe, mais également avec le soutien de ses proches, Imad se décide.

C’est à ce moment-là qu’il se met en route pour commencer sa traversée périlleuse vers la Pologne. Tandis que d’autres étudiants ont déjà fui les universités avant même le début des affrontements.

Guerre en Ukraine : un Algérien dévoile les péripéties de son voyage pour atteindre les frontières

Tous pris de panique, les habitants de l’Ukraine ont passé leur premier jour sous la menace russe entre retrait d’argent et approvisionnement alimentaire. Là encore, les banques ont fixé la limite de retrait à 3.000 hryvnia. En plus des files d’attente interminables. D’ailleurs, même la place dans les abris homologués par les autorités était en manque.

Ce qui pousse Imad à revenir passer la nuit dans son appartement qu’il barricade avec ses deux amis égyptiens. Ayant passé son deuxième jour à essayer de justifier son départ à l’université pour ne pas risquer de refaire l’année alors qu’il est en 4e, il se retrouve sans réponse. Évidemment, l’heure est grave ! Et c’est vers 16 heures ce jour-là qu’il entame son déplacement vers les frontières polonaises.

À mi-chemin, le jeune étudiant algérien se voit obligé de continuer à pied en compagnie de ses deux amis. Car, avec le grand nombre de gens qui tentent de passer la frontière par voiture, marcher se révèle une meilleure solution. Froid glacial, insécurité, stress et manque de sommeil, Imad devait faire face à des facteurs tous aussi pénibles les uns que les autres.

À cela s’ajoutent des routes montagneuses arides et l’obscurité de la nuit. En effet, il restait des dizaines de kilomètres à parcourir devant lui. Mais derrière, il laissait un climat de guerre hostile où la chance de rester en vie s’amoindrit continuellement. Heureusement, Imad a pu compter sur le grand soutien moral et l’encouragement de ses proches et surtout de ses amis qui l’attendaient en Pologne.

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