Transition énergétique en Algérie : Mouloud Bakli expose les priorités

Algérie – L’expert en énergies renouvelables, Mouloud Bakli a urgé les décideurs et les acteurs du domaine à prendre des décisions concrètes concernant le chantier de la transition énergétique en Algérie, estimant qu’il faut agir rapidement.

L’immense chantier de la transition énergétique en Algérie est l’une des priorités du gouvernement. De ce fait, le développement des énergies renouvelables est placé en tant que priorité nationale.

C’est dans ce sillage que Mouloud Bakli, expert des énergies renouvelables, a signalé que l’Algérie enregistre du retard dans le domaine de la transition énergétique et qu’il faut agir vite, avant qu’il ne soit trop tard.

En effet, l’expert a appelé, lors de son passage ce mardi 9 février sur les ondes de la Chaine III de la Radio Algérienne, à la mise en place, dans les plus brefs délais; d’un pôle fort fédérateur pour aller vite vers une transition énergétique dans le pays. Selon lui, cette démarche est la priorité des priorités.

« La priorité des priorités du gouvernement est de mettre en place ce pôle, dont on parle depuis des années. Des pays maghrébins et africains comme l’Egypte l’ont déjà fait »; a t-il précisé à ce propos.

« Il y a une sorte de cacophonie », déplore l’expert

Il poursuit, en pointant du doigt le manque de cohérence dans les décisions prises dans ce domaine. « Il y a une sorte de cacophonie »; déplore Mouloud Bakli. Il explique dans ce sillage qu’à l’heure actuelle, l’Algérie importe des produits que certains opérateurs algériens produisent et exportent, en cirant « les structures métalliques » comme exemple.

« Celles-ci [les structures métalliques] sont exportées au Soudan et au Sénégal et surtout elles sont moins chères que les produits chinois. », confie-t-il. Selon l’expert en énergies renouvelables, importer ce qui est déjà produit dans le pays constitue « un coup de massue » à l’égard des opérateurs Algériens qui se sont engagés dans cette démarche.

« Notre pays n’a pas besoin d’opérateurs étrangers, sauf dans des secteurs cibles et complémentaires en concertations avec les acteurs locaux », ajoute-t-il.

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