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vendredi, 17 mai 2024
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Algérie : Le transfert illicite de capitaux est « une atteinte à la sécurité nationale »

Publié le

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Algérie – La fuite des capitaux et le transfert illicite des fonds constitue « une atteinte à la sécurité nationale », selon le professeur Abderrahmane Mebtoul. Une pratique qui a longtemps perduré durant ces 20 dernières années.

Dans une entrevue accordée au site économique Algérie Eco, l’économiste et expert international, Abderrahmane Mebtoul, a déploré l’impact néfaste de la fuite illicite des capitaux sur l’économie nationale. Rappelant, par la même occasion, les informations circulant dans les médias sur des entreprises qui s’adonnent à la surfacturation, des produits qu’elles importent, dans le but d’effectuer des transferts de devises en direction de l’étranger. 

Une partie de ces devises demeure à l’étranger, tandis que l’autre rentre en Algérie, intégrant de différentes manières le marché parallèle. Pour lui, cela constitue « une menace sérieuse à la sécurité nationale ». Le professeur recommande aux décideurs algériens de porter une attention particulière aux manœuvres de surfacturation, qu’il met au même niveau de nocivité pour l’économie nationale que la chute du prix du pétrole. 

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Mebtoul a souligné la nécessité d’élaborer une nouvelle régulation de l’économie algérienne, la rendant plus adaptée au contexte économique mondial en perpétuelle évolution, et dans lequel l’émergence de nouvelles réalités géostratégiques, à l’échelle planétaire, est monnaie courante. 

A ce propos, il est utile de rappeler que le président Abdelmadjid Tebboune a vivement critiqué le « recours systématique » à l’importation. Il avait expliqué, lors d’un entretien accordé à la presse nationale, que cette pratique est prise en otage par des « lobbies de surfacturations ».

« Il n’y a jamais de corrompus sans corrupteurs »

Mentionnant l’existence de nombreux rapports internationaux destinés à l’Algérie, au sujet d’opérations en liaison avec des faits de corruption, d’évasions fiscales, et d’opérations délictuelles, le professeur Mebtoul évoque les poursuites judiciaires contre d’anciens responsables algériens accusés de corruption. Les mêmes qui autrefois exigeait des citoyens l’adoption d’un mode de vie de plus en plus austère.

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Dans ce sens, l’économiste assure qu’il « n’y a jamais de corrompus sans corrupteurs ». Cela revient à dire que des parties étrangères se trouvent impliquées dans ce trafic. Le professeur explique que quelques entreprises globalisées contrôlent la majorité du commerce mondial.

Mebtoul a précisé en outre qu’un nombre considérable d’actions maladroites, renvoyant l’image d’une activité intense, cache en réalité des pertes financières colossales, alors que des actions beaucoup moins importantes sur le plan du nombre, mais cette fois-ci bien dirigées, donnent un résultat positif allant dans le sens du développement.

Pour rappel, le président de la République a récemment exprimé son intention de « criminaliser l’évasion fiscale », en érigeant le non-paiement des impôts au rang de « crime économique ». Cette dernière représente 1.200 milliards de centimes depuis l’indépendance du pays, selon le député et membre du comité des finances et du budget de l’Assemblée Nationale, El Houari Tigharsi.

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