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Importation de voitures neuves en Algérie : Le ministre précise

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Algérie – Le ministre de l’Industrie a abordé les multiples facettes de l’activité d’importation de voitures neuves en Algérie. Il a détaillé les taxes et les droits de Douane imposées et l’octroi des licences aux concessionnaires automobiles.

C’est lors de l’entretien accordé au quotidien algérien El Hiwar que Aït Ali s’est exprimé. En abordant le thème, il a évoqué en premier lieu l’abandon du système de quotas. En ayant recouru à l’usage de celui-ci « nous avons enregistré plusieurs failles »; explique le membre du gouvernement. Ces failles « ont ouvert la voie à une manipulation des fonds publics ». La porte a notamment été laissée grande ouverte au « favoritisme dans l’octroi des licences et du montant autorisé ».

« Les textes réglementaires relatifs à l’importation des voitures neuves sont prêts », assure l’intervenant. Ils l’étaient déjà « avant même que les textes législatifs (LFC 2020) ne soient présentés pour approbation à l’APN. Ce n’était pas ce qui se passait auparavant à cause de la procrastination. Antérieurement, l’attente pouvait être longue avant la publication d’un décret d’organisation ».

Cela revient à dire que « le lancement des opérations d’importation de voitures par les concessionnaires ne sera pas retardé beaucoup. L’activité n’interviendra pas trop longtemps après l’approbation par le Parlement du projet de la LFC 2020 ». Apparemment et si l’on croit les propos du ministre; le facteur temps sera cette fois-ci nettement plus optimisé. L’enclenchement des opérations d’importation suivra assez vite la conclusion des débats à l’APN.

Taxes et droits de douane sur l’importation des voitures neuves : Le citoyen épargné ?

Les taxes et droits de Douane sont objet à la discorde parmi les députés. Les concessionnaires automobiles se plaignent aussi des montants élevés de ces redevances et tarifs douaniers. Ferhat Aït Ali Braham se prononce là-dessus. «Celui connaissant le taux des droits de douane compris dans l’avant-projet de loi, constate qu’ils sont liés à l’importation de voitures de luxe. Du type 2L5 par exemple ».

« Le gouvernement, poursuit-il, n’a pas augmenté les droits de douane sur les voitures destinées à la classe moyenne. Les taxes élevées visent les véhicules de luxe ». Il s’étonne par la suite; « Comment un citoyen qui peut se permettre une voiture à un milliard de centimes ne peut pas payer les taxes redevables au Trésor public ! »

« Le gouvernement a recouru à la reprise de l’importation via les concessionnaires afin de subvenir aux besoins du marché ». Cette activité serait une source d’approvisionnement en attente de l’avènement d’une véritable industrie automobile. Celle-ci « respectera les normes internationales ». Il s’agit donc d’un moyen de substitution en attendant les voitures Made in Algeria ».

Le responsable conclut le sujet. « Nous avons soigneusement réfléchi aux retours de cette activité et à la part du Trésor public des importations ». Telle planification et calcul se font encore plus insistants aujourd’hui. Il faudrait bien être clairvoyant dans la situation présente. La raison est que la « conjoncture économique actuelle ne permet pas une saignée de devises ».

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Mellah hocine
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Mellah hocine

Procrastination, élément d’une tournure pas toujours sujette au renvoi de l’opération. Monsieur le ministre de l’industrie s’enfonce dans les dédales des missions du ministère des finances et du commerce. L’importation de voitures ne facilitent pas automatiquement une industrialisation de véhicules, la décision revient aux constructeurs de venir investir ou pas en Algérie. Après tant de changements de politique industrielle des vingts dernières années , il serait difficile pour un constructeur de se voir investir dans un pays dont la stabilité économique est aléatoire. La problématique de ce gouvernement c’est cette distribution hétérogène de missions dans une équipe pléthorique dont des… Lire la suite »