Taxe sur la vente du sucre en Algérie : ce qu’il faut savoir

Algérie – Parmi les mesures du projet de loi de finances 2022, on inclut une nouvelle taxe sur la vente de sucre en Algérie. Voici les détails, ce 14 novembre 2021.

Dans l’optique des subventions ciblées par l’État, mais également en vue de l’amélioration de la santé publique, la nouvelle taxe sur le sucre blanc et brut est maintenue en Algérie. C’est ce qui s’inscrit dans l’avant-projet de la loi de finances 2022. Telle chose a été affirmée, hier, par le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane. 

De ce fait, le sucre sera désormais soumis à une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) avec un taux réduit de 9 %. C’est selon l’article 94 du projet de loi. Dans ce sens, le Premier ministre explique que cette hausse est principalement d’ordre public. En d’autres termes, c’est l’intérêt général qui prime.  

Car, avec la surconsommation du sucre, encouragée par le prix accessible des produits sucrés, tels que les boissons, les confiseries, les biscuits, etc, le secteur de la santé en Algérie en fait les frais. Du fait que les maladies engendrées par la consommation d’aliments à indices glycémiques élevés ne font qu’accroître. On mentionne ici, les maladies cardiovasculaires, le diabète et le cancer, entre autres. 

Toutefois, un autre secteur en subit également les conséquences. On indique à cette occasion le système de la sécurité sociale. C’est selon ce qu’a relaté l’Horizon. Puisque ce sont les caisses nationales de l’État, à l’instar de la CNAS et de la CASNOS, qui se chargent du remboursement de médicaments de ces maladies.

Une autre stratégie pour réduire la facture d’importation ?

Sachant que notre pays est classé parmi les plus grands importateurs de sucre, avec 2 millions de tonnes importés par an, la facture se répercute lourdement sur les réserves de change de l’Algérie. Par conséquent, cette taxe viendra freiner la consommation des particuliers, mais surtout l’utilisation des producteurs, espère le responsable.

À ce titre, le Premier ministre a souligné la forte contenance en sucre des produits locaux. Ce qui ne convient pas d’ailleurs à aux normes internationalement reconnues. Cette nouvelle mesure incitera les commerçants à avoir la main légère sur cette poudre blanche néfaste à la santé. Tout en limitant le gaspillage qui en résulte, soutient le ministre. Toujours selon le quotidien national.   

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