Square DZ, dinar algérien, euro.. Le point sur la situation (début 2021)

Algérie – Tour d’horizon de l’essentiel de l’actualité du début de l’année 2021 en lien avec le marché parallèle du change des devises dans le pays (Square Port-Saïd), le dinar algérien, l’euro et le dollar américain. 

Après avoir passé quelques mois en hibernation en raison de la crise sanitaire, le marché parallèle (Square Port-Saïd) des devises étrangères continue de subir les conséquences de cette dernière de plein fouet malgré que la monnaie unique européenne, à savoir l’euro, et celle américaine, le dollar, aient pu retrouver leur santé de fer face à un dinar algérien affaibli suite à une dévaluation inéluctable. 

Pour plusieurs, la crise liée au virus à couronne n’est pas la seule sur scène. De nombreux observateurs estiment que le gel de l’article 110 de la loi de Finances aurait eu un impact sur le marché parallèle. L’importation de voitures d’occasion, a-t-elle vraiment ajouté de l’huile sur le feu ? 

À cette question, un économiste de formation qui s’est converti en cambiste pour exercer la profession d’échange de devises, a répondu. Farid qui a été interrogé par le quotidien francophone, Liberté ne pense guère que c’est le cas. Il affirme que la décision prise par le ministre de l’Industrie n’a eu aucune incidence sur le taux de change.

Par ailleurs, il confirme que les activités sont encore timides, voire inexistantes. Selon lui, et comme l’estiment plusieurs autres cambistes, la fermeture des frontières et la suspension des vols ont impacté le marché. Dans le même ordre d’idée, il convient de rappeler que Ferhat Aït Ali s’est exprimé sur les raisons du gel. Celles-ci sont liées, entre autres, à la lutte contre le marché parallèle de la devise. 

La provenance de l’argent du marché parallèle mise en question

Le ministre a indiqué que l’importation de voitures de moins de trois (03) ans encourage la sphère informelle du change. Cette déclaration a en partie fait revenir la question posée sur la provenance de l’argent du Square sur la table. Le ministre des Finances, Aymen Benabderrahmane, est donc revenu là-dessus. 

Le premier argentier du pays a mis en lumière, le 11 février dernier, la nécessité d’identifier la provenance de l’argent du marché informel. Pour pouvoir se faire, un mécanisme de contrôle a été mis en place, affirme le même responsable. Rappelons qu’un rapport datant de deux (02) ans s’est déjà penché sur cette thématique.

| Lire aussi : Devise en Algérie : « La surfacturation alimente le square », affirme un expert

En effet, le Fonds monétaire international (FMI) a émis un rapport en 2018 qui a démontré un fait sur la provenance de cet argent. L’institution a donc creusé afin de retracer l’origine du Square. En définitive, le rapport a fini par identifier les acteurs derrière l’alimentation de ce dernier. Il a également proposé des solutions pour mettre fin au problème. 

Le FMI a alors fait savoir que les retraités algériens sont ceux qui alimentent, en grande partie, le marché informel. Ils ont migré vers la France pendant la colonisation et après, explique le rapport. Alors qu’ils sont retraités aujourd’hui, ils bénéficient donc d’une pension. Celle-ci leur est versée en euro.

Ils convertissent alors la somme en l’échangeant sur le marché contre la monnaie algérienne. C’est donc cette catégorie qui serait le principal fournisseur en devises du Square en Algérie, selon le FMI.

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