Sans-papiers en Espagne : L’Algérie dépasse le Maroc et la Tunisie en 2020

Algérie/Espagne – Les sans-papiers algériens explosent le score en Espagne. Le nombre des harraga marocains et tunisiens ne rivalisant pas avec les algériens en Espagne, cette année.

L’entrée illégale des sans-papiers en Espagne s’accroît de plus en plus. De nombreux candidats algériens à l’immigration clandestine souhaitent rejoindre la rive ibérique. Certainement à la recherche d’opportunités et d’un niveau de vie meilleure; au détriment d’un confort social et d’une stabilité économique d’un pays qui veille nuit et jour à lutter contre cette conduite prohibée, visant à déstabiliser tout un État.

Ainsi, le transport maritime « clandestin » se voit décuplé par les algériens cette année en mettant le cap sur l’Espagne. Des chiffres alarmants et des alternatives inquiétantes, qui préoccupent l’Etat espagnol; notamment les services espagnols et européens chargés de lutter contre les arrivées de migrants de façon illicite.

En effet, les autorités espagnoles sont en constante surveillance et en état de veille depuis le début de l’année en cours, plus précisément depuis le 1er janvier 2020. Le quotidien espagnol El Pais ainsi que Diario de Sevilla; ont communiqué un recensement terrifiant du nombre d’algériens ayant rejoint le territoire clandestinement; et qui est estimé à plus de 1600 Algériens au courant de des 5 derniers mois (du 1 janvier au 19 mai 2020).

Les deux journaux espagnols ajoutent que ce taux dépasse largement ceux de nos confrères marocains et tunisiens, portant au total 984 arrivées marocains contre 240 arrivées tunisiens. Et cela, en optant pour des alternatives d’entrée peu convenables, précisent les mêmes sources.

L’ingéniosité des modes d’entrées des sans-papiers Algériens en Espagne révélée

Le génie des harraga Algériens qui tentent le tout pour le tout pour arriver à leur objectif, fut démasqué par l’état espagnol. Effectivement, l’Espagne a déclaré que les harragas algériens recourent à des alternatives judicieuses d’entrée illicite sur leur son territoire; dans le but de brouiller les pistes de la garde côtière espagnole. L’une d’entre elles, concerne l’itinéraire visé. 

Le ministère de l’intérieur espagnol, a souligné que les algériens, désormais, ne passent plus par le Maroc et atterrissent instantanément en Andalousie. De plus, ils utilisent dorénavant des bateaux et navires convenables qui ne portent aucune suspicion, ce qui rend les embuscades plus difficiles à organiser.

La seconde alternative, consiste à lancer plusieurs départs en même temps, pour déstabiliser la Guardia Civil espagnole. Une information confirmée d’ailleurs par le journal El Pais qui a fait savoir que « les Algériens organisent des départs simultanés pour submerger les agents ». 

Cette coordination n’a néanmoins pas échappé à la vigilance des autorités espagnoles; qui soupçonnent l’ombre d’un réseau de passeurs visant à accentuer ses activités par le biais des canots et vedettes spécialement conçus, pour organiser des embarcations de cette nature; en un temps record, et en toute discrétion. 

Europol, Frontex et la Guardia Civil aux aguets

Le communiqué du média espagnol précise que « traditionnellement, la plupart des Algériens organisent seuls le voyage en bateau, sans dépendre des organisations criminelles pour s’embarquer; mais l’activité des mafias s’est intensifiée et leur sophistication est inquiétante ».

La même source indique que diverses agences anti-criminelles travaillent en coordination; en vue d’endiguer ce phénomène qui connaît une recrudescence inquiétante depuis début 2020. Ainsi, « Europol, Frontex et les responsables de la police nationale et de la Guardia Civil ont mis en garde contre l’impact potentiel des vedettes rapides et des narco-bateaux utilisés comme « bateaux-taxis »; entre Oran et Cabo de Gata. Ces bateaux sont capables de parcourir la route en quelques heures et de retourner en Algérie sans être découverts », ajoute le média espagnol.

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