« Un salaire minimum (SMIC) de 50.000 dinars en Algérie » : propositions d’un syndicat

Algérie – Un salaire minimum (SMIC) de pas moins de 50.000 DA pour une famille moyenne. C’est ce que réclame, le coordinateur national du Snapest.

Le SMIC, salaire minimum, préoccupe toujours le milieu syndical en Algérie. Une baisse d’impôt sur le revenu global (IRG) et une augmentation du point indiciaire sont prévisibles. C’est ce qu’assure le gouvernement algérien dans le projet de la Loi de finances (PLF) pour l’année 2022. 

Ces deux mesures de réajustement salarial viennent comme réponse à la dégradation du pouvoir d’achat du citoyen algérien. Ainsi que la flambée des prix, ces derniers mois. À cet égard, des organisations syndicales réclament des textes d’application censés porter plus de clarification à ce sujet.     

Meziane Meriane, coordinateur national du Snapest (Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique) s’est penché là-dessus. C’était dans un entretien à Liberté. Il explique que son syndicat est conscient de l’enjeu des décisions prises par le gouvernement. Et ce, afin d’augmenter les salaires pour faire face à l’érosion du pouvoir d’achat. Celui-ci rampe depuis des mois.

Tout en estimant que ces deux mesures restent quand même insuffisantes. Le même locuteur note que « les salaires n’ont pas évolué depuis 2012 ». Il poursuit en soulignant qu’à cela s’ajoute la dégradation du pouvoir d’achat. Par conséquent, déduit le syndicaliste, « les deux mesures se retrouvent incapables de tout régler ».

Le Snapest plaide pour une taxe sur les fortunes

Le Snapest réclame un salaire de pas moins de 50.000 DA pour une famille moyenne de cinq personnes. À cet égard, l’organisation soutient qu’il est nécessaire que la baisse de l’impôt sur le revenu global (IRG) soit logique ». C’est-à-dire, selon Meziane Meriane, égale ou supérieure à 50 %. « Est-ce que notre économie peut supporter une telle baisse ? », se demande le coordinateur du Snapest.

Ajoutant, dans son intervention, qu’il est « temps d’imposer une taxe sur les fortunes pour compenser le déséquilibre qui pourrait émerger. Et ce, dans le cas d’une baisse plus importante de l’IRG ». Hormis une baisse de 50 % de l’IRG, le Snapest estime que le point indiciaire ne peut être inférieur à 80 DA.   

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