Salaire et IRG en Algérie : ce que propose des experts

Algérie – Joindre les deux bouts devient difficile aux citoyens algériens à faibles revenus en ces temps-ci. En effet, le coût de la vie en Algérie est monté en flèche et suite à cela des experts suggèrent des solutions quant au salaire et l’IRG. On vous expose tout, ce 10 octobre 2021. 

Avec les prix qui s’enflamment et les salaires qui ne suffisent pas aux citoyens algériens pour boucler leur fin du mois, des spécialistes mettent en avant des issues. Cela après environ une semaine de la baisse de l’IRG (impôt sur revenu global) en Algérie impactant le salaire perçu par l’employé, dévoilée par le président Tebboune. Et avec l’augmentation du point indiciaire de la Fonction publique.

De ce fait, la parole a été donnée à Noureddine Bouderba lors d’une entrevue avec le quotidien national Reporters. Il est consultant en questions sociales. Dans cette optique, le connaisseur a mis en relief un point essentiel quant à l’IRG en Algérie. Alors, c’est uniquement dans notre pays où on peut trouver cet impôt supérieur aux salariés par rapport à celui appliqué sur les sociétés, déclare-t-il.

D’un autre côté, le même intervenant met l’accent sur la diminution de l’IRG ou la hausse du point indiciaire. Selon lui, cela ne favorise que les inégalités au sein de la société. Et ce, peu importe le taux annoncé. En conséquence, pour résoudre le problème à la source, il ne convient pas de se tenir qu’à ces deux aspects, a-t-il soutenu.

« Si une décision doit être adoptée pour augmenter le pouvoir d’achat algérien, elle doit contenir tous les travailleurs »

Pour Bouderba, qui dit amélioration du pouvoir d’achat en Algérie, dit augmentation du Salaire national minimum global (SNMG). C’est donc ça la façon la plus juste pour l’expert. Mais pas seulement, car il faudrait au moins le doubler, dit-il. En fait, dans la région du bassin médéterianen, les algériens bénéficient du SNMG et salaires les plus inférieurs, affirme-t-il. 

En bref, l’expert propose de dispenser de l’IRG tout travailleur dont le revenu est deux fois supérieur au SNMG. Puis, les revenus et salaires qui dépassent 120.000 DA doivent être réduit de 25 % face à IRG, suggère-t-il. Cependant, pour garantir un pouvoir d’achat aux Algériens qui rime avec justice sociale, il est indispensable de contrôler les prix des marchés, a-t-il met en emphase.

Néanmoins, il ne faudrait pas omettre l’importance de l’arrêt de la dévaluation du dinar algérien, selon lui. Puisque cela impacte l’inflation qui en suivra. Cela même après l’augmentation des salaires. Toutefois, Bouderba encourage la conservation de la subvention alimentaire et énergétique. Sans oublier de faciliter l’accès à la santé et l’éducation, précise-t-il. 

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