Salaire en Algérie : appel à la mise en place d’un observatoire national du pouvoir d’achat

Éducation – La question relative à la baisse du pouvoir d’achat en Algérie et la revalorisation du salaire national minimum garanti (SNMG) des travailleurs du secteur éducatif a été soulevée à nouveau par l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef), qui a, cette fois-ci, lancé un appel d’urgence à la tutelle. Les lignes qui suivent vous fournissent tous les détails à ce sujet. 

Affectés par la crise économique et financière que connaît le pays, les acteurs de l’Éducation nationale se mobilisent actuellement. Et ce, pour manifester leur ras-le-bol et faire entendre leur voix, à moins de trois mois de l’achèvement de l’année scolaire 2021 – 2022. Parmi leurs revendications figurent l’amélioration du salaire en Algérie et l’évolution de leur pouvoir d’achat. 

Las d’attendre un soutien à ces requêtes, l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef) a décidé de prendre les choses en main. Elle a saisi le département d’Abdelhakim Belabed.

Dans un communiqué, ledit syndicat a notamment déploré « la lenteur enregistrée dans l’élaboration du statut particulier des corps spécifiques de l’Éducation nationale ». Celle portant révision de la loi 08/315. La missive en question a été reprise par le quotidien Elmihwar. Nous vous dévoilons ses grandes lignes dans notre édition du lundi 21 mars 2022.

L’Unpef dit en outre ne pas comprendre les raisons du retard dont fait l’objet le traitement du statut particulier de la part du MEN. Pour rappel, ce dernier a promis, en mai 2021, une révision profonde, dans les plus brefs délais, du volet socioprofessionnel des salariés. Ceux rattachés au secteur éducatif. 

Politique salariale : révision du statut particulier de l’éducation 

Les membres de ladite fédération exhortent alors le gouvernement à revoir la politique des salaires. « Et ce, tout en préservant l’impartialité dans la répartition de la richesse nationale et le pouvoir d’achat ». Il s’agit là de ce qu’ils ont en effet souligné. Ils appellent de plus à la création d’un observatoire du pouvoir d’achat.

Les rédacteurs du communiqué ont par ailleurs réitéré leur attachement à d’autres  revendications. À commencer par l’augmentation de la prime de rendementEn plus de celle concernant le soutien pédagogique ISSRP. Celui-ci doit, préconisent-ils, passer de 15% à pas moins de 60%.

« Il s’agit également de l’actualisation de la prime de zone (Sud, Hauts-Plateaux et Aurès) en la calculant sur le salaire de base actuel. Cela au lieu du salaire de base de 1989. En plus de l’unification et la généralisation de la prime d’excellence ». 

C’est ce qu’on peut par ailleurs lire dans la correspondance signée par Sadek Dziri, président de l’Unpef. Dans le même registre, les syndicalistes ont imploré la tutelle à traiter la situation « misérable ». Celle à laquelle se heurte les travailleurs de l’Éducation nationale, qui plus est avec la dévaluation continue du dinar algérien. 

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