Rouen se mobilise contre l’expulsion d’une Algérienne

France – Toute la ville de Rouen se mobilise contre l’expulsion de la lycéenne algérienne, Kenza Sahed, qui a reçu une obligation de quitter le territoire français.

En effet, élève de terminale, au lycée des Bruyères (Sotteville-lès-Rouen) en France, Kenza Sahed, la lycéenne algérienne a vu toute sa ville se mobiliser contre son expulsion. D’autant plus, qu’une pétition lancée en sa faveur ce dimanche 24 janvier. Elle a atteint les 2.000 signatures en deux (02) jours seulement, soit le mardi 26 janvier. C’est en effet ce que rapporte Le Courrier de L’Atlas.

Qualifiée par l’administration du lycée, d’élève « exemplaire », Kenza est toutefois menacée de voir son parcours scolaire prendre fin. Cela après qu’elle eut reçu une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Ceci dit, une pétition a été adressée à la préfecture et au tribunal administratif, en charge de son affaire.

« Nous ne pouvons que déplorer cette décision qui intervient alors même que Kenza s’apprête à finaliser son baccalauréat dans quelques mois. Nous le regrettons d’autant plus que c’est une élève particulièrement investie auprès de ses camarades et profondément engagée dans la vie de sa classe et de son lycée », indique le texte de la pétition en question.

Une jeune fille ambitieuse, avec des rêves plein la tête

En effet, plus que quelques mois la séparent de son baccalauréat, Kenza est considérée comme une personne ambitieuse. D’autant plus que la jeune fille prépare le concours de Sciences Po-Paris, qui aura lieu en avril prochain. Des rêves plein la tête, qu’elle pourrait voir s’évaporer dans peu de temps.

Cependant, la lycéenne algérienne espère que l’affaire prendra une toute autre tournure. Elle souhaite toujours recevoir une réponse favorable à son recours. La lycéenne est appuyée par la pétition de ceux qui la soutiennent. Un geste de solidarité qui l’a touché profondément. 

Ce soutien lui a été vraiment utile. Loin de ses parents, l’élève modèle vit une situation de stress. Elle a du mal à la supporter. Elle conclut : « Mes parents sont en Algérie et c’est très stressant tout ça. Je dors très mal et j’ai peur que la fatigue m’empêche de réussir mon concours pour Sciences Po, en avril prochain ».

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