Révision de la constitution en Algérie : Vers une rupture avec le passé ?

Algérie – Pour Djerad, le projet portant sur la révision de la Constitution représente une « étape importante et décisive dans la vie politique du pays ». Cet amendement permettra de « rompre une bonne fois pour toutes avec les pratiques du passé qu’a connus l’Algérie ».

Présentant hier, mardi 08 septembre; devant la Commission des Affaires juridiques, administratives et des libertés à l’Assemblée populaire nationale (APN); le projet relevant de la révision de la Constitution en Algérie, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad; a affirmé que « la révision de la Constitution permettra de concrétiser les engagements décidés; pour l’édification de la nouvelle République à la faveur d’une réforme globale de l’État et de ses institutions ».

Poursuivant son intervention en présence du président de l’APN, Slimane Chenine; du ministre de la Justice, Garde des sceaux, Belkacem Zeghmati; ainsi que le président du Comité d’Experts chargé de la révision constitutionnelle, Ahmed Laraba; Djerad a déclaré que le projet constituera « l’occasion de faire redécoller l’économie du pays; et permettra également, de par une politique équilibrée, l’établissement d’une Algérie pour tous les Algériens sans aucune exclusion ni discrimination »; rapporte le quotidien Algérien, Le Soir d’Algérie dans son édition du 09 septembre 2020.

Selon le chef de l’Exécutif, cet amendement a pour objet de « concrétiser les aspirations du peuple; visant à asseoir un véritable État démocratique, qui mettra l’Algérie à l’abri des dépassements qu’elle a connus au passé ». Et cela de par « son contenu et le processus ayant accompagné son élaboration. Il s’agit d’un texte dont la jeunesse constitue, la colonne vertébrale », a avancé l’intervenant.

Révision de la constitution en Algérie : Vers un État moderne, spécifie Djerad

Durant la même réunion, le responsable du Gouvernement, Abdelaziz Djerad a attesté que le projet; portant sur la révision constitutionnelle, « consacre un volet à la protection des droits et des libertés des citoyens ». De plus, il a souligné que cette réforme « consacre une véritable séparation entre les pouvoirs; renforce les prérogatives du contrôle parlementaire et permet aussi la coordination et la complémentarité entre les pouvoirs ».

D’après le membre du Gouvernement, l’objectif de cet examen repose également sur « l’amélioration et le rétablissement de la confiance entre le citoyen et l’État. Ceci en « instaurant les fondements d’un État démocratique et moderne; qui s’engage à servir le citoyen. Un État où la vie politique est régie par les principes de transparence et de régularité; tout en séparant l’argent de la politique et luttant contre la corruption »; a-t-il exposé.

En conclusion, Djerad a indiqué que le choix de la date du 1er novembre pour l’organisation du référendum populaire, constitue une autre occasion pour réunir le peuple et dessiner les nouveaux contours de son avenir. « Ce projet insiste sur la rupture avec les pratiques du passé, tant pour la méthode de son élaboration que par sa teneur »; a-t-il dit.

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