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jeudi, 13 juin 2024
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Retraite et salaire pour vivre en dignité : Des Algériens donnent leurs avis

Publié le

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Algérie – Ne réussissant pas à joindre les deux bouts, de plus en plus d’Algériens se plaignent de la stagnation de la pension de retraite et du salaire national minimum garanti (SNMG) qui est toujours de 20.000 DA. 

Il n’en est pas moins vrai que l’épidémie de Covid-19 présente des déséquilibres persistants qui déclenchent une extrême incertitude quant à la durée et l’intensité de la crise économique. S’ajoute à cela, la dévaluation du dinar planifiée dans la loi de finances 2021 qui provoque une poussée inflationniste des prix des produits alimentaires. Les Algériens ayant un salaire et une retraite modestes paient ainsi un lourd tribut à cette situation. 

En effet, ils sont relativement nombreux à être victimes d’une crise monétaire et financière qui frappe de plein fouet le pays. Une rude épreuve à laquelle font face les travailleurs et retraités, particulièrement ceux de la classe moyenne. Touchés au porte-monnaie, une grande majorité des Algériens ressentent de l’inquiétude sur le futur économique. 

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Le sujet de la stagnation du SNMG et de la pension des retraites monte en puissance. Alors que les étiquettes en magasin valsent depuis quelques semaines, les consommateurs algériens calculent tout au centime près. Entre denrées alimentaires et factures à payer, les fins de mois s’avèrent de plus en plus compliquées pour ne pas dire insurmontables. 

« Une retraite de 18.000 dinars ne me suffit plus. La mensualité devrait s’établir à 50.000 dinars pour que le citoyen puisse vivre dignement », s’est indigné un retraité auprès de la chaîne TV privée Beur TV.  Il a expliqué avec désarroi, dans ce sens, qu’il a du mal à boucler ses fins de mois. 

| Sujet connexe : Chute du dinar devant l’euro en Algérie : Zebdi défend la hausse des salaires

Un deuxième interviewé s’est exprimé, lui aussi, au sujet du montant des pensions de retraite vibrant de colère. « Après 15 jours, il ne me reste plus rien de mon salaire mensuel ». Pour subvenir à ses besoins les deux semaines qui restent et éviter de sombrer dans la pauvreté, l’intervenant vend des objets qu’il fabrique lui-même. 

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Le média susmentionné est allé dans une large mesure à la rencontre de préoccupations supplémentaires. « Tout est devenu extrêmement cher. Le citoyen modeste est démuni d’argent. Les crises économiques et sociales s’aggravent chaque jour davantage. C’est la grâce de Dieu qui nous aide à survivre », manifeste un autre pensionné avec un pincement au cœur.

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Un jeune salarié a fait part de son mécontentement et de sa stupéfaction quant à la cherté de la vie et la réalité économique. « Il est indéniable de constater que la rémunération en Algérie est inadéquate. C’est à peine si elle répond aux besoins quotidiens du citoyen », affiche le jeune homme avec un air découragé.

Face à une forte augmentation de quelques produits alimentaires dits essentiels, Le coût de la vie et le salaire minimum net deviennent de plus en plus problématiques. D’ailleurs, le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) et la Confédération générale autonome des travailleurs (CGATA) ont mené une étude conjointe à ce sujet.

Ils considèrent le salaire minimum insuffisant. Selon eux, une famille constituée de cinq (05) membres nécessiterait un budget mensuel viable de 81 751, 14 DA pour couvrir complétement ses besoins et vivre décemment dans notre pays.

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