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Réserves de change en Algérie : Voici comment réduire la sortie des devises (expert)

Algérie – Pour le docteur Abdelouahed Kerrar, président de l’UNOP, « la promotion de l’industrie pharmaceutique au niveau nationale représente la meilleure façon de réduire durablement et efficacement la facture en devises », et par extension freiner la grande saignée des réserves de change du pays.

Parmi les secteurs sévèrement bouleversés par la double crise éco-sanitaire, provoquée par la pandémie du Coronavirus; l’on retrouve la filière de l’industrie pharmaceutique. Face à cette sèche réalité, le président de l’Union nationale des opérateurs de la pharmacie (UNOP); le docteur Abdelouhed Kerrar estime que « l’État devrait opter pour la promotion de la production locale ». Ainsi, de cette manière l’on pourrait « contenir la forte chute des réserves de change en devises de l’Algérie »; a entre autres supposé Kerrar.

C’est en effet ce qu’a déclaré le directeur général du groupe pharmaceutique Biopharm lors d’un entretien accordé au quotidien Algérien, El Watan; rapporté dans son édition de ce 18 octobre. L’orateur s’est penché sur les difficultés auxquelles fait face le marché du médicament; qui subit une importante rupture de produits, suivie de plusieurs nouvelles restrictions liées à l’importation des intrants; destinés à la fabrication locale de produits pharmaceutiques.

Répondant à une question à propos de l’imposition, aux opérateurs économiques qui exercent dans le secteur pharmaceutique; d’une attestation de régulation lors de leur dépôt de dossiers de pré-domiciliation bancaire; destiné à l’importation des produits pharmaceutiques et des dispositifs médicaux; le DG de Biopharm a confié à notre source que « l’UNOP soutient l’argument principal de cette mesure; qui est de réduire la facture d’importation ».

Mais, selon lui « cela ne devrait pas se faire au détriment de la prise en charge de la demande de soins ». Il poursuit en avançant que « les restrictions sur l’approvisionnement en produits pharmaceutiques; ne devraient intervenir que bien après d’autres besoins moins prioritaires ». Kerrar a d’ailleurs évoqué l’absence de restrictions quant à « l’importation d’un produit aussi nocif que le tabac. Alors que cela coûtent au pays des centaines de millions de dollars. Et ceci chaque année »; a-t-il signalé.

Afin de développer la production locale « il faut sortir du carcan bureaucratique », estime Kerrar

En effet, lors du même entretien, Abdelouahed Kerrar a expliqué que « le produit local, par rapport à son équivalent importé; génère une économie moyenne en devises; qui fluctue d’un médicament à un autre dans une fourchette allant de 30 à 80% ».

Selon lui, pour arriver à promouvoir et à encourager la fabrication locale et l’exportation des médicaments; « les procédures régissant l’acte d’exportation doivent sortir du carcan bureaucratique actuel pour être alignées sur les normes mondiales ». Le besoin de performance ne concerne pas uniquement les entreprises; de leurs côtés les administrations qui régulent les activités du secteur devraient elles-mêmes être beaucoup plus réactives; a-t-il fait remarquer.

D’autre part, pour l’expert du domaine, la politique de la santé publique devrait ouvrir le débat sur les projections de consommation de produits pharmaceutiques au cours des prochaines années. « Il serait temps de s’en soucier pour donner à l’Algérie les moyens d’appréhender l’avenir dans la confiance et la sérénité »; a-t-il conclu.

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