Renault Algérie : prix des voitures flambés par la hausse de l’euro face au dinar

Automobile – Les voitures du constructeur français Renault qui sont en cours d’assemblage à Oran, en Algérie, devront connaître des prix plus élevés que ceux précédemment en vigueur. Quels sont les facteurs qui influencent cette hausse ? 

Le gouvernement a donné son aval pour débloquer le dédouanement des kits SKD, bloqués dans le port d’Oran obstruant l’activité industrielle. Une décision qui a permis à l’usine d’assemblage de véhicules de la marque française au losange de reprendre vie petit à petit, après plus de quinze mois d’arrêt. La question qui reste posée est : les prix des voitures Renault Algérie seront-ils les mêmes que ceux relevés durant les années passées ?

La réponse qui restait jusque-là, à nos yeux, en suspens est, hélas, non ! Les coûts des 4.600 véhicules, actuellement en cours d’assemblage au niveau de l’usine de Oued Tlelat, connaîtront une hausse « inéluctable ». C’est en effet ce qu’a indiqué le directeur commercial de Renault Algérie. Hichem Nacer-Bey s’est donc manifesté hier. Il s’est exprimé dans les colonnes du journal Le Soir d’Algérie. 

L’augmentation sera inévitable, selon le locuteur, en raison de la flambée spectaculaire de la monnaie unique européenne (EUR) face au dinar algérien (DZD). « Les véhicules subiront inévitablement une hausse. Les raisons sont diverses et la principale est l’intégration de la TVA. La deuxième est liée aux droits de douane indexés à une parité de dinar au change par rapport à l’euro. Elle est bien plus élevée que celle en vigueur en 2019 », souligne-t-il. 

Importation de voitures neuves « dans les plus brefs délais et au coût le plus bas possible » 

C’est en effet ce qu’avait stipulé le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, dans un entretien accordé au site Sahm Média. Ammar Belhimer avait en effet souligné que le gouvernement a veillé à mettre au point les conditions adéquates. Elles ont pour but de permettre aux concessionnaires automobiles d’importer le plus grand nombre de voitures. Cela au plus tôt et à des prix raisonnables.  

« Le gouvernement actuel a travaillé à reconsidérer l’ensemble du cadre juridique lié au dossier automobile, qu’il soit relatif à l’importation ou au montage. Une mesure qui tend à répondre aux besoins des citoyens. Elle vise notamment à établir une véritable base industrielle. Celle-ci doit dépendre de la fabrication réelle et non du montage automobile » uniquement. De surcroît, Ammar Belhimer a tenu à préciser un point ampliatif. 

Il a alors expliqué que l’ensemble des procédures, mises en place, ont conduit à la régulation de l’activité des concessionnaires de véhicules neufs. Cela est advenu, a souligné le même responsable, à travers la publication du décret exécutif n° 20-227. Un arrêté qui, rappelons-le, précise les conditions et modalités d’exercice de l’activité d’importation de véhicules automobiles neufs

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