Récupération de l’argent de la corruption en Algérie : voici la méthode choisie

Algérie – Le Premier ministre Aïmene Benabderrahmane s’est exprimé sur le processus de récupération de l’argent de la corruption dans notre pays. On vous en dit plus, juste ci-dessous. 

En effet, le chef de l’Exécutif et premier argentier du pays s’est prononcé. Cela dans le cadre d’une élocution qui s’est tenue au sein du Conseil de la Nation. Et ce, dans le but de présenter le nouveau plan d’action du gouvernement. En outre, parmi les sujets abordés lors de cet événement, il y a le sujet très épineux de la récupération de l’argent de la corruption en Algérie. 

Des sommes astronomiques qui, pour rappel, ont été détournées par d’anciens dirigeants et hommes d’affaires du pays. Vous voulez en savoir davantage à ce propos ? On vous livre, ce mardi 14 septembre 2021, plus de détails à cet égard. Alors, il a été décidé de procéder à « un règlement à l’amiable » avec les personnes corrompues qui ont volé des biens du Trésor public pendant des années maintenant. 

C’est-à-dire d’alléger, voire de débarrasser ces fraudeurs de leur peine de prison. Une stratégie qui servirait, dans le plan, à récupérer ces sommes d’argent détournées. Et par conséquent, aider le secteur de l’économie dans sa relance. C’est ce qu’on a pu savoir du quotidien national Le Soir d’Algérie

La stratégie du « règlement à l’amiable » : ce que pensent certains hommes politiques

Si ce plan paraît, de prime abord, être une solution efficace pour récupérer les fonds volés, qu’en saurait-il vraiment dans la pratique ? On commencera par le témoignage du leader du Front El-Mostakbel, à savoir Abdelaziz Belaïd.

Ce dernier déclare que « ces hommes d’affaires sont restés en prison sans pour autant parvenir à un quelconque résultat ». C’est pourquoi, l’interlocuteur se dit être prêt à négocier avec ces personnes qui ont volé. Et ce, dans le but de « récupérer l’argent du peuple en échange de leur libération ». Un membre du mouvement El Binaa partage également le même avis.

Effectivement, ce politicien affirme que « ce modèle de réconciliation économique a bien fait ses preuves par bien de pays qui ont connu pareil fléau de la corruption ». Idem pour Kamel Benkhellouf qui estime « qu’il n’y a pas de solution autre que cette réconciliation économique ».

Et pour cause, cet intervenant pense qu’il est actuellement impossible « de récupérer tout l’argent détourné par les membres de la îssaba, surtout celui placé dans des banques étrangères ». Une stratégie qui devrait, toutefois, être accompagnée d’un « mécanisme juridique », soutient le même locuteur. Ce qui servirait, entre autres, à éviter « tout dérapage », a confié Kamel Benkhellouf. C’est en tout cas ce que rapporte la même source.

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