« Rebrab peut alimenter 3 fois l’Algérie avec l’huile », estime Neghza

Algérie – La présidente de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA), Saïda Neghza estime que le conglomérat d’Issad Rebrab, Cevital en l’occurrence, a la capacité d’alimenter, à lui seul, l’Algérie trois (03) fois avec l’huile de table. Voici ses dires.   

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Alors que ce produit de large consommation a quasiment disparu des paniers d’achats des Algériens qui s’apprêtent à accueillir le mois de ramadan 2021, le sujet continue de susciter les réactions divergentes de plusieurs responsables. Cette fois-ci, c’est Saïda Neghza qui a donné son avis sur la rareté de l’huile de table en estimant que le groupe de Rebrab est apte à couvrir triplement les nécessités de l’Algérie en la matière.

C’est en effet ce qu’a indiqué la présidente de la CGEA lors de son passage sur le plateau de Lina Télévision ce samedi 03 avril 2021. En préambule, Neghza a tenu à souligner que « le problème ne vient pas du camp de Cevital ». 

Le groupe d’Issad Rebrab « travaille en continu. Il peut même alimenter trois (03) pays comme l’Algérie », affirme-t-elle dans le même ordre d’idées. La patronne de la CGEA confirme donc que Cevital assure, pour sa part, une large disponibilité du produit.  

Rareté de l’huile : « Le problème vient des détaillants et des grossistes », clame Neghza

Pour consolider son fusil d’épaule, Neghza a, par la suite, évoqué le nœud gordien de l’affaire qui aurait, selon elle, déclenché cette « prétendue pénurie ». Aux yeux de Neghza, « le problème vient des détaillants et des grossistes ». 

« Ceux-ci ne sont pas en mesure de payer le taux de la TAP qui s’élève à 2% », signale-t-elle. « Ils ne trouvent pas quoi faire face à cette situation. Ils vendent alors illégalement », pense Saïda Neghza. De ce fait, « ils ne déclarent pas leurs impôts. Leurs revenus n’entrent, quant à eux, jamais dans les banques. 

C’est logique qu’ils fassent ça. Ils gagnent 2% et ils la paient après », détaille-t-elle dans le même sillage. En termes plus clairs, la présidente de la CGEA indique que le business des détaillants et des grossistes en la matière n’est plus rentable. C’est pour cette raison qu’ils « fuient aux taxes », selon ses dires.

« J’ai déjà émis une proposition au gouvernement visant à supprimer la TAP. C’est elle qui encourage le marché parallèle », révèle-t-elle. À proprement parler, « il n’y a pas de crise de l’huile de table. De nombreuses personnes stockent ce produit pour exercer une sorte de spéculation au mois de ramadan 2021 », conclut-elle.

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