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Rapatriement des Algériens : Tebboune s’exprime sur ce registre

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Algérie – Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a répondu aux questions de la chaine d’information France 24, et a entre-autres parlé du rapatriement des Algériens immobilisés à l’étranger.

Le chef de l’État a en effet accordé une entrevue au média français hier 4 juin 2020 à l’occasion du 58e anniversaire de l’indépendance. Le président Tebboune a reçu le journaliste de France 24, Marc Perelman, à El Mouradia et ils ont abordé ensemble les thématiques les plus actuelles en Algérie, y compris le registre du rapatriement des Algériens coincés à l’extérieur du pays.

« Il y a un principe que nous utilisons depuis l’apparition » du coronavirus et sa propagation; explique Abdelmadjid Tebboune. « Depuis l’apparition de la Covid-19, poursuit-il, toute personne qui rentre en Algérie doit » se soumettre à un confinement; « pour les 14 jours nécessaires ». Ceci, précise l’interlocuteur de la chaine de télévision, « pour savoir si elle a contacté ou pas » le virus.

Le président Tebboune continue en affirmant : « Parmi les gens que nous avons évacués, les Algériens ayant bénéficié du rapatriement, nous avons trouvé quand-même presque 50 personnes contaminées». Heureusement, note-t-il, nous avons opté pour ce genre de confinement (la quatorzaine). Sinon ça aurait été une progression exponentielle ».

Des Algériens s’impatientent quant à l’ouverture des frontières : Tebboune préfère se donner du temps à la réflexion

« Avec la France, nous avons 32 vols quotidiens », rappelle le chef de l’État. Sauf que ces vols s’effectuent à partir de l’Algérie vers la France et non pas l’inverse pour l’instant. En ce qui concerne les frontières; « faut-il ouvrir partiellement ou ne pas ouvrir ? »; s’interroge Tebboune. « L’environnement géographique de l’Algérie a opté pour un déconfinement total », constate l’orateur. Cela malgré que « les chiffres des contaminations et des décès » prennent de la hauteur; fait-il remarquer.

Pour l’Algérie, le Premier magistrat souligne : « Nous allons voir, en fonction de notre capacité, de notre crainte de voir les chiffres augmenter; si nous devons ouvrir ou non ». Le président de la République semble ne pas souhaiter forcer la marche vers le déconfinement et l’ouverture de nos frontières. Surtout, peut-être, pour une société dans laquelle les « traditions priment parfois souvent sur les précautions ».

Par ailleurs, les frontières de l’Algérie demeurent fermées et des Algériens, restent en situation de blocage; un peu partout sur le Globe. Cette décision « est salutaire tant que l’épidémie ne sera pas maîtrisée»; a explicité pour sa part, le 30 juin dernier, Dr Bekkat Berkani. Celui-ci est membre du Conseil scientifique dont les recommandations sont appliquées à la lettre par l’État, selon les dires de Tebboune à France 24.

La fermeture des frontières « est une mesure conservatoire qui va très certainement préserver l’Algérie des cas importés »; a avancé le médecin. « La Covid-19 est une maladie importée en Algérie par deux immigrés [ressortissants étrangers] venus de France ». En tout cas, Tebboune, pour revenir à lui, souhaite apparemment aller sans « précipitation ».

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