Ramadan 2022 en Algérie : importation de la pomme de terre, viandes rouges et banane pour casser les prix

Algérie – À 20 jours du ramadan 2022, les prix des fruits, des légumes et des viandes continuent de hanter l’esprit des citoyens algériens. Alors, l’importation sera-t-elle suffisante pour contrôler les prix ? On vous apprendra plus, ce 13 mars 2022.

Afin de freiner la flambée des prix en Algérie avant le ramadan de 2022, l’État algérien décide de recourir à l’importation. En effet, les épisodes de hausse des prix ne sont pas étrangers aux Algériens à l’approche du mois sacré. Ou d’une toute autre période où la demande s’accentue sur le marché de l’alimentation. Néanmoins, cette fois-ci, le gouvernement compte éviter ce scénario.

Résultant souvent de la spéculation des vendeurs, l’augmentation des prix est désormais liée à d’autres facteurs. C’est principalement en raison de l’insuffisance de l’offre par rapport à la demande croissante. Ainsi, en préparation du mois du jeûne, le ministère du Commerce et celui de l’Agriculture ont élaboré un plan d’urgence, d’après ce que relate Echorouk.

Dans ce sens, cette mesure garantirait la couverture de la demande en pommes de terre. Mais aussi en bananes. Viandes. Et autres aliments de base. Puisque, on indique l’injection d’environ 50.000 tonnes de pommes de terre sur le marché national. En plus de l’importation d’importantes quantités de viandes rouges.

Gel des licences d’importation : est-ce la raison de l’augmentation des prix ?

Après avoir témoigné de hausses vertigineuses atteignant les 500 dinars le kilo, le prix de la banane se verra bientôt baisser. Car à la suite de la suspension de la remise des licences d’importation durant plusieurs mois, l’offre n’a automatiquement pas été en mesure de satisfaire les citoyens algériens.

Une importation qui est à présent possible avec la délivrance desdites licences. Néanmoins, selon l’expert économique Houari Tigharsi, même si la hausse des prix sera contenue, le moment n’a pas été bien choisi. L’intervenant explique que les licences ont été délivrées depuis deux semaines, alors que le mois du ramadan approche à grands pas.

À ce propos, Tigharsi a estimé que la solution de l’importation n’est que provisoire. En conséquence, il est indispensable d’attaquer le problème à la source. C’est-à-dire en créant une industrie agroalimentaire de qualité. Une production nationale qui satisfera la demande des Algériens à long terme.

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