Quelle serait la somme dont aurait besoin un Algérien pour débuter un projet ? Voici la réponse

Algérie – Travailler à son compte demande une réflexion en amont. Il convient d’évaluer le budget nécessaire et les dépenses incompressibles. Voici le montant à prévoir afin de créer un business et, autrement dit, une réponse à la question : combien d’argent un Algérien nécessite-t-il pour lancer son propre projet ? 

L’avantage lorsqu’on devient son propre patron est, certainement, la flexibilité de l’emploi du temps que l’on peut adapter en fonction de ses priorités. Toute personne peut alors choisir ses horaires et gérer son quotidien comme bon lui semble. Elle peut notamment donner tout leur sens à ses tâches selon ses valeurs et ses espérances. Mais créer son propre projet professionnel en tant que citoyen algérien vivant en Algérie est-il un rêve accessible ?

C’est la question qu’a traitée la chaîne de télévision privée Ennahar Tv. Pour parvenir à une réponse précise, elle a mené une vaste enquête de terrain, à la faveur du micro-trottoir. Nous reprenons pour vous les dessous de son investigation dans cette édition du vendredi 25 mars 2022. Les avis des interviewés sont alors très mitigés et ne conduisent pas à une conclusion concrète. 

Mais pour la plupart d’entre eux, créer un business en Algérie semble trop beau pour être vrai. Il n’est, soulignent beaucoup, réalisable que pour une catégorie de la société. Soit celle des individus issus de la classe supérieure, qui détiennent un statut social très élevé. « L’actuelle dépréciation du dinar algérien ne permet pas de développer son projet projet ». Il s’agit là de la manière dont s’est insurgé un intervenant au micro du média susvisé. 

Coût de création d’un projet entrepreneurial en Algérie : est-ce réellement tant d’argent ? 

Reconnaissant que travailler à son propre compte est une occasion formidable, le même locuteur a estimé la construction d’un projet professionnel en Algérie à plusieurs milliards de centimes. « Une logique implacable, lorsque l’on voit que la somme de cent millions de centimes ne peut même plus offrir une voiture de seconde main à un citoyen algérien ». C’est ce qu’il a en outre confié. 

Un avis que rejoint un salarié cinquantenaire. « Un projet à cent millions de centimes ? Ça n’existe plus. À la limite, on peut ouvrir un atelier tailleur avec ou lancer un petit élevage de volaille », a-t-il assuré. Le tout sur le ton du regret. Mais pour d’autres, le prix dépend du projet, de son ampleur et de son environnement concurrentiel. De leurs avis, plus ce dernier est innovant et spécifique, plus le plan de financement initial impose des dépenses.

« Il existe des projets de moindre ampleur et peu coûteux. C’est à la personne d’établir son budget et de s’y tenir. On peut par exemple se procurer un véhicule avec quelque cent millions de centimes pour démarrer et exercer une activité. Pourquoi pas ? », a révélé le plus jeune des intervenants, qui doit avoir une trentaine d’années. Et vous, qu’en pensez-vous ? 

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