Les propos d’un ex-président de la Tunisie sur l’Algérie font polémique

Maghreb – Dans un entretien télévisé, Moncef Marzouki, ancien président de la Tunisie, a lâché des dires, à l’endroit de l’Algérie, qui ont allumé la mèche à une série de vives réactions.

Moncef Marzouki, qui était président de la Tunisie entre 2011 et 2014, est sorti dans une apparition médiatique, sur la chaine Al Khaleej, dans laquelle il s’est remontré critique vis-à-vis de l’Algérie, rapporte le site d’information TSA. L’ex-locataire du palais de Carthage a encore une fois émis des accusations en direction de notre pays. Cela a porté sur la révolution tunisienne qui a renversé Zine el-Abidine Ben Ali.

Pour cet homme d’obédience islamiste, l’Algérie a joué un rôle allant à l’opposé des revendications de la révolution dite du Jasmin. « Les autorités algériennes ont combattu la révolution tunisienne et lui ont été hostiles pendant ses premières années ». C’est en effet ce qu’a avancé l’acteur politique qui tenait les règnes de la République tunisienne.

Il ne s’est pas arrêté ici mais il est allé encore plus loin. « Ce qu’a enduré la révolution tunisienne de la part de l’Algérie n’est pas moindre que ce que lui ont fait subir les Émiratis, estime-t-il, même si c’était d’une manière différente ». Il a donc dressé par là un comparatif entre notre pays et la pétromonarchie du Golfe, les EAU, en matière de position occupée envers la révolution tunisienne.

Le mouvement politique Ennahdha, dans l’orbite duquel graviterait l’ex-président tunisien, a remis en cause les déclarations de ce dernier. De l’avis de cette structure militante, les propos de Moncef Marzouki relèvent de la précipitation et de l’irresponsabilité. Elles dénotent aussi, d’après la même source, une contre-productivité flagrante.

Relations algéro-tunisiennes à l’heure actuelle : Le mot d’ordre semble être l’harmonie

Par la même occasion, Ennahdha a mis l’accent sur « les positions de l’Algérie en faveur de la Tunisie ». Par ailleurs, la révolution tunisienne n’est pas le seul axe sur lequel d’anciens responsables tunisiens reprochent aux autorités algériennes une certaine « influence nocive ». Ces avis hostiles à celles-ci s’étendent même au dossier du Sahara occidental.

Selon l’ancien MAE tunisien, Ahmed Ounis en l’occurrence, les autorités de notre pays seraient « impliquées dans la division du Maghreb ». Il n’a pas hésité à carrément affirmer qu’elles ont « poussé le Maroc à normaliser ses relations avec Israël ». Cependant, le ministère tunisien des Affaires étrangères a commenté ces dires.

« Les excellentes relations avec l’Algérie ne peuvent être perturbées par des positions officieuses », a expliqué la diplomatie tunisienne. Par le même biais, le ministère en question a signalé un élément incontournable. Il a ainsi explicité que pareilles déclarations « n’engagent en rien la Tunisie et ne représentent que leurs auteurs ».

Pour rappel, l’Algérie compte même ces jours-ci partager avec la Tunisie ses quotas du vaccin anti-coronavirus. Cette donnée démontre la paisibilité qui domine les rapports bilatéraux entre les deux pays. C’est dans ce contexte de liens harmonieux que sont donc intervenus les propos de Moncef Marzouki.

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