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Prix des voitures en Algérie : Ferhat Ait Ali dénonce des marges élevées

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Algérie – Le ministre de l’Industrie s’est insurgé face aux marges excessives raflées par les monteurs automobiles, en révélant que l’écart relatif aux prix des véhicules montés en Algérie, peut atteindre un million de dinars.

De passage sur les ondes de la radio chaîne 1 dans l’émission L’invité du matin, le ministre de l’Industrie et des Mines, Ferhat Aït Ali Braham a mis sur la table une remarque liée aux marges bénéficiaires relatives aux prix des voitures montées en Algérie. Une différence s’élevant jusqu’à 1.000.000 dinars. « Les voitures qui étaient vendues à 1.200.000 de dinars arrivent actuellement à 2.200.000 de dinars », a confié le ministre.

Dans le même sillage, Ferhat Aït Ali a annoncé que le cahier des charges sera prêt d’ici le mois d’avril, rappelant que ses conditions financières exigeront dorénavant un taux d’intégration initial de 30%. « Il ne s’agit pas d’un registre de conditions techniques et financières pour le montage automobile, mais plutôt d’un cahier des charges encourageant le lancement d’une véritable industrie de l’automobile », a-t-il expliqué.

Aït Ali dénonce les magouilles dans l’industrie automobile

« Il faut savoir faire la différence entre le montage automobile et l’industrie de l’automobile réelle », a indiqué le ministre de l’Industrie. Selon lui, lancer plusieurs marques et modèles n’est pas synonyme d’industrie automobile. « L’intégration ne se fait pas dans la dispersion », a-t-il avancé.

Ferhat Aït Ali a par ailleurs dénoncé l’absence de vision de l’ancien gouvernement qui a fait le choix d’autoriser l’investissement du partenaire Renault, alors qu’un collaborateur similaire se trouvait à 300 km des frontières ouest du pays. « Sur quelles critères se sont basées ceux qui ont décidé cela ? », s’est interrogé le ministre, estimant par la même occasion cette stratégie « d’illogique » et en qualifiant le secteur du montage automobile de « supercherie ».

Concernant la suppression de la règle 51/49, le ministre a expliqué qu’un vrai investisseur n’attribuera jamais ses parts. Le but, selon lui, est de créer des emplois à travers des investissements sérieux qui peuvent intégrer les marchés internationaux, a-t-il fait savoir, promettant à cet égard d’améliorer le climat des affaires pour le bien de l’économie nationale.

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