AccueilÉconomieAutomobilePrix des véhicules d'occasion en Algérie : la spéculation bat son plein

Prix des véhicules d’occasion en Algérie : la spéculation bat son plein

Automobile – Face à la crise automobile et des pièces détachées que connaît l’Algérie, les prix des véhicules de seconde main ne cessent d’enregistrer de nouveaux records au niveau des différents marchés de l’occasion, s’attirant la grogne des acheteurs et spécialistes. Les lignes qui suivent vous dévoilent tout à ce sujet, jusque dans les moindres détails. 

Le sujet des prix des véhicules d’occasion en Algérie est devenu une sorte de marronnier. Une question qui apparaît alors, chaque année à même époque, pour plomber les espoirs des désireux de prendre le volant d’un engin sans exploser la facture et pour plusieurs raisons. D’une part, le retard pris dans l’octroi des agréments pour l’importation de voitures neuves. 

D’autre part, la suspension, pendant une longue période, du montage local, due au blocage des kits SKD-CKD destinés à l’assemblage au niveau des ports, qui a contraint les usines à ralentir le rythme. Cela a donc eu forcément des répercussions sur la production automobile. Et qui dit pénurie de voitures neuves dit ruée des citoyens vers le marché de l’occasion. 

La règle commerciale de base des revendeurs algériens de véhicules de seconde main, qui veut qu’une forte demande agisse sur les coûts, s’applique ainsi logiquement. En Algérie, les surfaces de ventes de véhicules usagés battent en effet actuellement record sur record avec des prix qui vont jusqu’au triple chaque semaine, selon les chiffres annoncés, ce mardi 31 mai 2022, par la chaîne de télévision privée Echorouk News TV.

Marché automobile mai 2022 : toujours pas de trace du neuf et l’occasion flambe ! 

Les ventes de voitures neuves, encore en berne, provoquent une valse historique des étiquettes qui porte les prix d’une très large gamme d’engins de seconde main à un seuil jamais égalé. La source médiatique susvisée prend plusieurs exemples, dont celui d’une Peugeot 208 immatriculée en 2014. Son coût atteint cette semaine les 233 millions de centimes. 

Quant aux modèles les plus récents, n’en parlons même pas ! Ils se vendent parfois, voire souvent, plus chers que les neufs. Une Peugeot Riter millésime 2021 s’affiche aux quatre coins du territoire algérien à plus de 590 millions de centimes. De même pour les Dacia Sandero 2022

Des tarifs qui dépassent l’entendement des acheteurs et des spécialistes de l’automobile. Youcef Nebbache, président de l’Association des concessionnaires automobiles multimarques (ACAM) les décrit comme « fous ». 

« Une Maruti a atteint ce vendredi à Sétif les 130 millions de centimes. Une Symbol à 400.000.000 ? C’est une situation ineffable. Je suis outré, c’est inadmissible ». C’est ce qu’a déclaré le responsable auprès du même média arabophone, estimant l’importation des voitures de moins de trois (3) ans comme l’unique solution sérieuse pour casser les prix des engins à quatre roues d’occasion en Algérie.

Partager sur :

Articles récents

Articles connexes