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Le prix du gaz algérien expédié en Europe sera plafonné ? Élisabeth Borne tranche

Énergie – Dans le cadre de sa visite en Algérie, la première ministre de la République française, Élisabeth Borne, s’est exprimée sur un probable plafonnement des prix du gaz importé en Europe, qu’en est-il alors du gaz algérien ? Dzair Daily vous tend la réponse, dans ce nouveau numéro du 10 octobre 2022. 

En cette dernière journée de son déplacement en Algérie, la Première ministre française, Élisabeth Borne, a évoqué une éventuelle hausse des prix de gaz exporté aux pays situés en Europe, tout en excluant le prix gaz algérien. Il s’agit là de ce que rapporte le média francophone, Algérie Eco, en citant l’agence AFP, comme source.

En effet, la cheffe du gouvernement français affirme ses propos : « les discussions au niveau européen pour un éventuel plafonnement ne concerne pas l’Algérie », a-t-elle déclaré. Et ce, lors d’une conférence de presse co-présidée par le Premier ministre algérien, Aïmene Benabderrahmane, et son homologue française. 

Au terme de la 5e réunion du Comité intergouvernemental de haut niveau (CIHN) algéro-français, Borne s’est manifestée. Elle a déclaré alors : « Les contrats qui nous lient à l’Algérie ne sont pas indexés sur les prix spot ». Cela vient en réponse à une question sur une éventuelle réévaluation du gaz algérien expédié en France.

Europe : crainte de la hausse des prix du gaz à la lumière de la crise énergétique

Dans le même contexte, le PDG de Sonatrach, Toufik Hakkar, estime que le plafonnement des prix du gaz n’est pas dans l’intérêt commun. Etant donné que la hausse de cette substance énergétique n’est bénéfique ni pour le consommateur ni pour le producteur. L’annonce a été faite en marge de la signature d’un accord entre Sonatrach et Naturgy. 

Par ailleurs, le cadre souligne que les 27 pays membres de l’UE adoptent généralement les mécanismes de libre-échange. Notant à cet effet, que les chefs d’Etat et de gouvernement des susdits pays se sont réunis vendredi dernier à Prague, en République Tchèque. Cela, en vue de discuter ce dilemme, lors d’un sommet informel. 

Dans le détail, le mécanisme de plafonnement concerne le gaz utilisé pour produire de l’électricité. Ce dernier représente 20 % du gaz consommé en Europe. Prenant pour exemple le procédé de l’Espagne et du Portugal. Tandis que l’Allemagne, le Danemark ainsi que les Pays-Bas, redoutent cette tendance haussière du gaz. 

Pour conclure, l’UE cherche des alternatives au gaz russe depuis le début de la crise énergétique. Ayant d’ailleurs pour grande cause le conflit russo-ukrénien. D’ailleurs, suite à l’arrêt des livraisons du gaz russe, l’UE s’est tournée vers la Norvège devenue son premier fournisseur de gaz.

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