Port du masque « obligatoire » en Algérie : Voici le prix plafonné

Algérie – Dans le cadre de la nouvelle politique préventive contre le Coronavirus, le port du masque est rendu obligatoire par les autorités en Algérie. Par là se pose la question relative à sa disponibilité d’une part et son prix de vente de l’autre. Un membre du Comité scientifique apporte des réponses là-dessus.

Le professeur Riad Mehyaoui a abordé le sujet ce 20 mai sur les ondes de la Radio nationale Chaîne 3. Il a donc affirmé que le masque de protection « grand public » ne fera nullement l’objet de pénurie. Au contraire, il sera disponible en quantités adéquates. Les citoyens n’auront selon lui aucun mal à se procurer cet outil, d’autant plus que sortir sans lui  relèvera d’un acte illégal. 

Outre que l’accessibilité facile à ce produit pour tout le monde, le prix pour l’acquérir sera contrôlé. C’est de cette manière que l’anesthésiste réanimateur a indiqué que le prix du masque sera plafonné à « 40 DA ». Aucun masque en Algérie ne sera vendu au-delà du tarif fixé, si l’on se réfère aux propos de l’invité de la station radio.   

Le « nombre de cas dépistés quotidiennement ne veut pas décrocher » et cela nous fait « peur »; a confié le médecin. «On ne sait pas ce qui va se passer », a-t-il reconnu avant d’ajouter que « le port du masque est un élément salvateur ». Mehyaoui met ainsi l’accent sur les mesures de précaution comme celle de porter un masque. 

« Si tout le monde » adopte cette pratique, « on va s’en sortir», a-t-il insisté. Pour rappel, le ministre de la Santé a déclaré que le masque « deviendra obligatoire une fois disponible en quantité suffisante à travers tout le territoire national ». Reste alors de voir si les prix ne tomberaient véritablement pas dans les filets de la spéculation.

Déconfinement en Algérie : Pas sans la généralisation du port du masque

D’autre part, l’intervenant trouve qu’il est trop tôt d’évoquer le déconfinement. D’ailleurs pour que cela soit possible il faut « arriver à faire porter le masque à toute la population », a-t-il noté. « Avoir les capacités de dépistage, pouvoir renouveler rapidement les stocks de moyens de prévention et atténuer la pression sur le personnel de santé» sont autant d’éléments tout aussi nécessaires.

Mehyaoui a jeté de la lumière sur un autre aspect du bilan épidémiologique : les cas graves. Limiter les patients admis en réanimation est pour lui une prouesse qui a permis la libération des hôpitaux. Ceux-ci sont devenus capables de prendre en charge toutes les autres pathologies. Le professeur dit que le mérite de n’avoir que 26 personnes en réanimation revient au succès du protocole thérapeutique en Algérie.

Rappelons par ailleurs la mesure prise pour les commerces autorisés à rouvrir. Depuis le 17 mai dernier tous les commerçants sont en effet soumis à l’obligation de porter le masque. Ils sont tenus de le faire pour accueillir leurs clients.  Le ministre du Commerce a prévenu quant aux sanctions qu’encourent les contrevenants à la règle. Le cas échéant, ils verront leurs magasins fermés pendant 30 jours.

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