Pomme de terre en Algérie : voici pourquoi la hausse des prix perdure

Algérie – La flambée des prix de la pomme de terre sur le marché algérien continue. Le président de l’association El-Aman de protection des consommateurs, Hacène Menouar a fait le point sur les raisons de cette hausse.

En effet, depuis le début du mois de Ramadan, la pomme de terre se vend à des prix exorbitants en Algérie. Notamment à la veille de l’Aïd El Fitr, durant laquelle le produit a atteint le seuil de 140 DA le kilo. Dix jours après la fête religieuse, la hausse des prix de la pomme de terre se poursuit. Hacène Menouar est revenu sur les paramètres de cette flambée cyclique. Il a aussi exposé les solutions pour éviter la répétition de ce phénomène.

Si l’on croit les informations rapportées, hier, par le média Le Soir D’Algérie, les intermédiaires sont les premiers responsables de l’augmentation. C’est ce qu’a déclaré le président de l’association El-Aman de protection des consommateurs. D’après lui, les intermédiaires prennent des marges exorbitantes. Pour faire flamber les prix de ce tubercule, ils recourent effectivement au stockage de ce produit, a-t-il dénoncé.

Le même intervenant a évoqué un deuxième responsable de cette flambée. Celle-ci fait que ce légume n’est jamais cédé à moins de 100 DA. Selon le locuteur donc, les producteurs partagent la responsabilité. Notamment, ceux de la wilaya d’El Oued, a-t-il précisé. Plus loin, il a noté que ces derniers stockent également ce produit de large consommation. Et ce, dans le but de l’exporter en Tunisie, après le déverrouillage des frontières.

Flambée de la pomme de terre : un travail interministériel pour faire diminuer les prix, propose Menouar

À titre de solution, Hacène Menouar a suggéré au ministère de l’Agriculture d’effectuer une commande auprès des cultivateurs. Cela, afin de produire des quantités suffisantes. Le but de cette opération consiste à assurer la régulation du marché, l’approvisionnement des unités de transformation et l’exportation. 

Le même orateur a interpellé le ministère du Commerce  en lui demandant d’assurer la traçabilité du produit et l’opération de distribution. Il exhorte le département de Rezig d’intervenir en la matière sur les marchés régionaux, ceux du gros ainsi que les marchés de proximité.

D’autre part, le président de l’Anca, El Hadj Tahar Boulenouar a évoqué le manque de chambres froides. Selon lui, l’indisponibilité des espaces dédiés à l’entreposage et la conservation des denrées alimentaires est un facteur principal de cette hausse.

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