AccueilÉconomieÉnergiePétrole : les hausses successives des cours interrompues

Pétrole : les hausses successives des cours interrompues

Énergie – Après avoir longtemps été axé sur une forte trajectoire haussière, les cours du baril de pétrole ont connu, hier, une chute significative, qui fait le bonheur de certains États et en pénalise d’autres, à savoir les pays producteurs, à l’instar de l’Algérie. Nous vous en disons plus dans la suite de notre édition du mardi 23 août 2022. 

Les prix des hydrocarbures connaissent, depuis le conflit russo-ukrainien, un certain nombre de fluctuations, porteurs de conséquences économiques importantes. Si le débat autour des cours du baril de pétrole n’était plus au cœur des préoccupations ces derniers jours dans le cas de l’Algérie, la baisse enregistrée hier ravive la fameuse problématique.

Celle liée à l’impact de la variabilité des coûts de l’or noir sur la croissance de l’économie algérienne. La fin de la série haussière impressionnante du prix de cette matière première essentielle constitue en effet une mauvaise nouvelle pour le gouvernement algérien, dont l’économie est dépendante des hydrocarbures, au sens où elle réduit ses recettes.

Une chute qui s’explique par plusieurs raisons. D’abord, le ralentissement de la demande, principalement chinoise. Il faut savoir que l’économie de la Chine se heurte actuellement à un sérieux coup de frein dû à sa politique « zéro-Covid-19 » qu’elle a instaurée afin de faire face au rebond épidémique.

Nombreux de ses secteurs industriels fonctionnent alors au ralenti, faisant donc reculer les cours du pétrole. Mais les facteurs à l’origine de la baisse des prix du baril de l’or noir sont notamment à chercher ailleurs. 

Actualité des hydrocarbures : le point sur les nouveaux cours officiels du pétrole 

Vers 8 h 01 GMT, les prix des contrats à terme sur le Brent, référence européenne, pour livraison en octobre, ont diminué de 1,71 %, après trois jours consécutifs de gain. Il s’est effectivement négocié à 95,7 dollars dans les échanges de ce lundi. Même son de cloche du côté du West Texas International (WTI) pour échéance en septembre.

Il a cédé 1,95 % à 89 $. Il s’agit là de ce que rapporte le quotidien d’informations générales El Khabar. À noter par ailleurs que ce retournement de tendance est également la conséquence de l’annonce de l’éventuel allègement des sanctions occidentales contre l’Iran.

Si l’on se fie aux analyses de la banque d’investissement Goldman Sachs, le très probable retour du brut iranien sur le marché pourrait provoquer une baisse des cours plus vertigineuse. 

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