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Pension de retraite en Algérie : Les raisons du déficit de la CNR

Algérie – L’expert Brahim Guendouzi est revenu en long et en large sur les causes ayant engendré, selon sa vision des choses, un déficit colossal de la Caisse nationale de retraite (CNR), qui frôle les 700 milliards de dinars. 

La Caisse nationale de retraite (CNR) en Algérie traverse, depuis quelques années déjà, des sales temps en matière de finances et sa situation empire de jour en jour avec un déficit qui peut atteindre, estime El Hachemi Djaâboub, 690 milliards de dinars en 2021. Sur ce, un spécialiste en économie a évoqué les raisons qui se parent derrière ce chiffre spectaculaire qui pourrait peser lourdement sur le Trésor Public du pays.

En effet, Brahim Guendouzi a accordé un entretien au quotidien généraliste Liberté, ce jeudi 15 avril 2021, dans lequel il a abordé le sujet. Selon ses dires, le premier facteur qui entre en jeu est la dimension graphique et la pyramide des âges. Pour consolider son fusil d’épaule, il tient à s’expliquer. 

Alors, il indique que le pays enregistre plusieurs départs à la retraite chaque année. Guendouzi estime également qu’ils sont nombreux ceux qui ont pu déjà bénéficier de la retraite anticipée qui a été, rappelons-le, annulée en janvier 2017. Un peu plus loin, il a évoqué une autre raison qui est, si l’on se fie à sa déclaration, d’un caractère purement économique. 

Dans ce sens, il cite le « faible tissu économique ». Chose qui a ouvert la voie, selon l’expert, à une insuffisance de nombre de postes de travail « soumis à cotisation ». De ce fait, ce que débourse la Caisse de retraite sur les retraités dépasse de loin ses ressources financières, souligne donc Guendouzi.

Déficit de la CNR : Comment y remédier alors ?  

Selon l’expert en économie, combler ce déficit de la CNR est un chemin semé d’embuches, n’empêche guère qu’il suggère quelques solutions qui peuvent l’atténuer. Guendouzi indique alors que des réformes économiques profondes doivent avoir lieu pour faire bouger les choses.

Il faudrait également, signale-t-il, mettre fin aux « activités informelles et aux emplois non-déclarés » dans le pays. Dans le même ordre d’idées, il est revenu sur l’impact de la crise sanitaire sur cette situation qui peine à connaître un épilogue.

Il estime alors que la covid-19 peut paralyser la création de nouveaux emplois. Elle peut de même, ajoute-t-il, contribuer à la suppression de plusieurs postes de travails. Il propose donc, à ce stade, de valoriser le travail. C’est en tout cas ce qu’a indiqué le média francophone. 

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