Pegasus : l’Algérie réagit à la « tentative d’espionnage du Maroc »

Algérie – À travers un communiqué, l’Algérie a réagi à l’opération d’espionnage du Maroc, à l’aide du logiciel de l’entité sioniste Pegasus, ayant touché plus de 6.000 Algériens. Découvrez plus de détails, ce 23 juillet 2021.

Les deux associations Amnesty et Forbidden Stories ont révélé dernièrement la tentative d’espionnage du Maroc, ayant ciblé entre autres, l’Algérie, en utilisant le logiciel Pegasus. En effet, 6.000 numéros de téléphones algériens ont été recensés comme cible potentielle du logiciel susmentionné, commercialisé par la société sioniste NSO. Notre pays a réagi à la scandaleuse affaire de cyberespionnage, en ouvrant une enquête préliminaire.

En effet, le Royaume chérifien se retrouve sous les feux des critiques et des indignations, suite à cette pratique autoritaire. Le ministère des Affaires étrangères a exprimé la position de notre pays là-dessus. Cette dernière paraît dans un communiqué rendu public hier, sur Radio Algérie. Ainsi, l’Algérie a exprimé sa « profonde préoccupation » vis-à-vis de cet acte « immoral », ayant touché des citoyens ainsi que des hauts responsables politiques algériens.

À travers le document cité, le pays a condamné « vigoureusement cette inadmissible atteinte systématique aux droits de l’homme ». Le ministère algérien a jugé l’affaire comme « pratique illégale, malvenue et dangereuse. C’est ce qu’on lit dans le même communiqué. Le Makhzen nuirait, ainsi, à l’atmosphère de confiance, qui devrait présider aux échanges entre les représentants des États, a ajouté la même source.

L’Algérie mène une enquête sur la scandaleuse affaire d’espionnage

Dans le même sillage, l’Algérie s’est montrée favorable à tout effort international visant à établir les faits. Ainsi que de mettre en lumière l’ampleur de ces actes, menaçant la paix et la sécurité internationale. C’est ce qui ressort du même communiqué de la tutelle susvisée. D’autre part, la justice algérienne a décidé de mener une enquête. 

L’enquête porte sur l’existence d’un système d’intelligence informatique d’écoute, ayant visé les intérêts de l’Algérie. C’est de toute manière ce qu’indique un communiqué du Parquet général près la Cour d’Alger. L’information est rapportée par l’agence officielle APS.

Pour mémoire, plusieurs figures politiques et militaires algériennes ont été victimes des services marocains. On évoque à titre d’illustration, l’ancien chef d’État-Major au sein de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah et le général Wassini Bouazza. Figurent aussi dans la liste des victimes, les frères et sœur d’Abdelaziz Bouteflika, à savoir Saïd, Nacer et Zhor.

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