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Le patrimoine algérien en tête des priorités des agendas officiels

Algérie – Après l’entrée de la musique de r au patrimoine immatériel de l’humanité, le gouvernement avance une série de mesures en vue de protéger et de renforcer la position du patrimoine algérien. Apprenez tout cela ce dimanche 11 décembre 2022 ! 

En effet, le raï algérien est entré, jeudi 1er décembre, au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. C’est une énorme consécration pour la culture algérienne. Cette dernière compte désormais 9 éléments, matériels et immatériels, inscrits sur la liste de l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO).

Cette nouvelle reconnaissance ne peut donc que motiver à poursuivre le travail dans la recherche des moyens nécessaires. Cela en vue de préserver et de renforcer le patrimoine culturel algérien. À cet égard, l’Algérie œuvre à la poursuite de l’action conjointe dans la recherche des voies et capacités nécessaires pour préserver et valoriser le patrimoine culturel algérien. 

Dans ce cadre, le Ministère de la Culture et des Arts a mis en œuvre le mémorandum d’entente. Celui signé entre l’Algérie et les États-Unis d’Amérique, le 15 août 2019, à Washington, D.C. Il concerne l’imposition de restrictions à l’importation de certains biens culturels, qui s’inscrit dans le cadre de la Convention UNESCO de 1970. Il s’agit de ce que rapporte le quotidien généraliste arabophone Echorouk

Depuis sa création, le Ministère de la Culture et des Arts a lancé la conception d’un guide photographique. Celui-ci comprend alors une base de données numérique sur les différents biens culturels, les plus vulnérables au vol, à la contrebande et au trafic illicite sur l’ensemble du territoire national. Il sera considéré comme un guide de référence pour les employés des différents services dans ce domaine. 

Les priorités du gouvernement en matière de culture

À ce propos, le Ministère de la Culture a récemment organisé un séminaire interactif sur « Le rôle du droit dans la protection du patrimoine culturel ». Et cela, en présence des fonctionnaires du Ministère de la Justice, de la Gendarmerie nationale. En plus de la Sécurité nationale, des douanes et du Secteur de la culture et des arts. 

Une démarche faite dans le but de poursuivre le travail conjoint dans la recherche des moyens et des capacités nécessaires pour préserver et valoriser le patrimoine culturel. Elle permettra de s’attaquer aux mécanismes de transfert des biens culturels à leur pays d’origine. Cela à travers l’application et le maintien de lois qui préservent les données du patrimoine culturel. 

Celles-ci se basent sur l’expertise des chercheurs en formation et en numérisation qui contrôlent le comportement de la contrebande et du trafic illicite. En plus des bases juridiques à suivre.

Le but ici étant de récupérer les artefacts non documentés qui sont pillés. Et cela, à la suite d’opérations illégales d’exportation et d’importation en violation de la Convention de l’UNESCO de 1970. L’accent est notamment mis sur la nécessité d’une nouvelle législation pour la préservation des biens culturels. 

Cela se fait en renforçant les accords d’entente avec les nouvelles lois qui préservent les droits de propriété du patrimoine culturel. Il y a quelques jours, l’Algérie a accueilli la septième réunion de l’Observatoire du patrimoine architectural et urbain du monde arabe. Celle-ci a été organisée par l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et la science (ALECSO). 

Le ministère annonce des mesures pratiques

Ainsi, l’Algérie a réuni divers pays arabes. Soit la Jordanie, l’Arabie saoudite, la Tunisie, le Sultanat d’Oman, le Qatar. En plus du Koweït, de la Libye, du Maroc, de la Mauritanie et du Yémen. À cette occasion, le ministre de la Culture et des Arts a souligné l’importance que le président de la République attache à cette rencontre. 

Elle s’inscrit, a-t-il mis en exergue, dans la continuité du 31e sommet de la Ligue des États arabes. Celui accueilli par l’Algérie au début du mois de novembre dernier. Il a  rappelé le rôle de la réunion. Cette dernière s’inscrit, selon ses précisions, dans le cadre des efforts arabes en matière de concertation dans tout ce qui permettrait d’identifier le patrimoine culturel, architectural et urbain. 

Par ailleurs, la réunion a évoqué des moyens de le préserver et de le protéger. Cela afin de faire face aux défis imposés à tous les niveaux, régional et international. Elle a aussi approuvé une série de points. On citera notamment le règlement explicatif de la Charte pour la préservation et le développement du patrimoine urbain dans les pays arabes. 

En sus du cadre directeur du Registre du patrimoine urbain arabe, l’examen d’un échantillon du dossier de candidature pour le Registre du patrimoine urbain arabe, le projet de règlement intérieur de l’Observatoire. Ou encore le formulaire de candidature pour le Registre du patrimoine urbain arabe.

L’Algérie a également passé en revue, à cette occasion, certaines des mesures prises par le gouvernement algérien. Celles qui visent à préserver le patrimoine architectural. Le tout en renforçant son système législatif. Celui défini par la loi sur la protection du patrimoine culturel en vigueur depuis un an.

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