Ouverture des frontières en Algérie : Berkani favorable à un passeport sanitaire

Algérie – Alors que les frontières sont toujours fermées en Algérie en raison de la pandémie du Covid-19, le docteur Mohamed Bekkat Berkani vient d’apporter plus de détails concernant les conditions de l’ouverture des frontières en Algérie et évoque la nécessité d’un passeport sanitaire en expliquant ce qu’il faut accomplir pour pouvoir l’instaurer.

Plusieurs citoyens, que ce soit en Algérie ou bien à l’étranger, attendent avec impatience l’ouverture des frontières, sachant que le membre du Comité scientifique, le Dr Berkani Bekkat, a déjà précisé qu’en plus des tests PCR négatifs, les voyageurs devront également présenter un passeport sanitaire qu’il soutient mais en démontrant les conditions sine qua non à son instauration.

En effet, cette information a été donnée par le docteur Bekkat Berkani. Le spécialiste s’est exprimé au cours d’un entretien téléphonique à Djalia Dz. Il a alors tenu à donner plus de précisions concernant ce sujet. C’est justement un thème brûlant qui préoccupe grandement l’opinion publique.

Le passeport sanitaire permettra-t-il l’ouverture des frontières en Algérie ?

Suite à cela, le membre du Comité scientifique a tenu à préciser, par la même tribune, que délivrer des passeports sanitaires à l’heure actuelle serait un peu précipité. Il justifie cela en signalant que les vaccins n’étaient pas encore disponibles à des quantités satisfaisantes.

L’Algérie a récemment effectué l’importation de 100.000 doses du vaccin AstraZeneca. Mais elle a aussi acquis 500 doses du vaccin russe Spoutnik V. Selon les dires de l’intervenant, la campagne de vaccination actuelle serait plutôt symbolique.

À ce rythme, ce serait long pour vacciner suffisamment d’Algériens. En conséquence, on ne parviendra pas à imposer assez rapidement un passeport sanitaire. Cette pièce, rappelons-le, reste indispensable pour permettre la reprise des vols.

Le gouvernement algérien espère un transfert technologique depuis la Russie

Le président de l’ordre des médecins a aussi déclaré qu’avec les doses importées et à ce rythme de vaccination, les Algériens ne seront suffisamment vaccinés que d’ici deux ans. Toutefois, pour accélérer le processus et pouvoir enfin délivrer des passeports sanitaires le plus rapidement possible, il faudrait, selon Berkani, mettre en place une structure particulière. Il s’agit en fait d’installer en Algérie un laboratoire producteur du vaccin Spoutnik V.

D’ailleurs le gouvernement, précise le même orateur, est en négociation avec les Russes. L’Algérie aspire à obtenir un partenariat avec ces derniers, explique le médecin. Le but consiste, d’après lui, à opérer un transfert technologique dans notre pays à partir de la Russie. Ce sera par le biais de la réalisation d’un laboratoire P4 (Pathogène de classe 4).

Cette structure abritera la fabrication du Spoutnik V. Elle permettra de la faire à des quantités qui vont garantir l’autosuffisance à l’Algérie. Ce sera seulement de cette manière qu’on développera une véritable immunité collective, assure Berkani. Celui-ci affirme que cela permettra l’établissement assez rapide d’un « passeport Covid ». Ce document ouvrira alors la voie au déverrouillage des frontières.

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