AccueilÉconomieAutomobileOMC aurait proposé le retour de l’importation de voitures d’occasion en Algérie

OMC aurait proposé le retour de l’importation de voitures d’occasion en Algérie

Automobile – Le retour imminent de l’importation de voitures d’occasion est l’une des conditions pour l’accession de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Nous vous donnons tous les détails à ce sujet, ce 18 juillet 2021.

Alors que l’activité de concessionnaires d’engins neufs semble voir pour très bientôt de la lumière au bout du tunnel, celle relative aux véhicules de moins de trois (3) ans ne s’amorce toujours pas. Cependant, les derniers échanges entre l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et le ministre Kamel Rezig pourraient donner un réel coup de pouce à l’importation de voitures d’occasion en Algérie. 

Le ministre du Commerce et de la Promotion des exportations a représenté, jeudi, l’Algérie aux travaux de la réunion ministérielle du Comité des négociations commerciales. Celui qui relève de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Les adhérents à la société internationale, chargée de fixer les règles régissant les affaires transactionnelles entre les pays, ont alors adressé plusieurs questions à l’attention de Kamel Rezig. 

Elles portaient sur le commerce de notre pays, mais principalement sur le retard de l’importation des voitures de seconde main. L’OMC a donc réitéré son exigence d’« une prompte réactivation » de cette activité commerciale. C’est en effet ce que mentionne Echorouk. L’information est parue dans son édition de samedi. Selon le même média, l’Algérie est prise dans l’engrenage des réformes imposées par l’organisation susvisée. 

L’OMC exige, de surcroît, au gouvernement algérien la libération de son commerce extérieur et son intégration dans l’économie mondiale. C’est là les conditions auxquelles l’État devra se soumettre s’il veut intégrer l’Organisation mondiale du commerce. Quelles sont donc les réponses qu’a formulées Kamel Rezig aux interrogations des membres de cette société ?

L’Algérie devra prioriser la croissance et le développement de son économie, estime Nacer-Bey 

Le ministre du Commerce et de la Promotion des exportations préfère, apparemment, faire preuve de discrétion. Il n’a donné aucun autre détail quant à la visioconférence qu’il a tenue avec l’OMC. De son côté, le président de l’Association nationale des exportateurs algériens (ANEXAL) ne semble pas partager cette option édictée par l’organisation dont la mission principale est de veiller à l’application des accords commerciaux internationaux.

Ali Bey Nasri soutient que la conjoncture actuelle n’est pas propice pour que l’Algérie se batte pour une adhésion à cette société. « La baisse des réserves de change et du prix du baril ne nous permettent pas de répondre aux exigences de l’OMC ». C’est en outre ce qu’a souligné le même locuteur. Il s’est exprimé dans les colonnes de Echorouk. 

Il estime que les responsables algériens ne peuvent, actuellement, procéder à l’abrogation des mesures en vigueur. Notamment celle portant fixation du taux de la surtaxe des produits importés. Ce décret, explique le responsable, aide le pays à éradiquer toute importation sauvage. Il lui permet notamment de protéger sa production locale, a-t-il précisé. 

Selon lui, les pouvoirs publics s’attèlent, prioritairement, à réduire le phénomène du trafic de voitures et à éviter l’importation d’engins d’occasion à papiers falsifiés. « Le pays déploie, depuis un long moment, des efforts nécessaires. Il faut savoir que l’Algérie fait partie de l’OMC à 80 % ». Mais le moment, conclut Bey Nasri, est malvenu pour compléter la procédure d’adhésion à l’Organisation mondiale du commerce. 

Partager sur :

Articles récents

Articles connexes