Nationalité française : L’Algérien « qui travaille trop » régularisé

France – Mohamed, le jeune algérien a réussi enfin à obtenir sa nationalité française, après le refus de sa demande en 2020, au motif qu’il travaille trop.

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En effet, la situation du jeune algérien de 37 ans, Mohamed, est enfin régularisée en obtenant sa nationalité française. Il a finalement réussi à obtenir ce lundi 3 mai 2021 la nationalité française. Cela, suite à un rejet de sa demande de naturalisation l’année passée. Le refus était motivé par le dépassement du quota légal de 151 heures de travail par mois. C’est ce que rapporte le quotidien régional L’Union.

Le père de famille exerce en effet trois (3) emplois, CDI durant les jours de semaine et CDD durant les week-ends. Mohamed a vu son nom s’afficher sur la page 108 du décret de naturalisation paru au Journal officiel, annonçant sa nationalité française.

Le jeune homme, habitant en France depuis 2007, a exprimé son immense joie d’être officiellement un citoyen français. « C’est le bout du tunnel. Enfin je suis Français… et fier de l’être ! Dès aujourd’hui, j’irai à la mairie avec le décret pour obtenir une carte nationale d’identité et un passeport », dit-il.

Refus de naturalisation de beaucoup d’autres pour la même raison : Le combat d’un avocat 

Effectivement, l’affaire de l’habitant de Reims a fait beaucoup de bruit. La médiatisation de son affaire a permis à sa situation de remonter jusqu’aux hautes sphères du ministère de l’Intérieur. Ainsi, les services de l’État ont « réétudié » son dossier, sous la demande de la ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa. Cette dernière lui avait promis « une réponse positive ».

D’après son avocat, Maître Simon Miravete, le motif de refus est complètement aberrant. Il a confirmé avoir reçu plusieurs témoignages de personnes ayant vu leurs demandes de naturalisation refusées, pour la même raison.

Le combat de l’avocat se poursuivra. Me Miravete a souligné qu’il prévoit d’interpeller le ministère de l’Intérieur et le président de la République française. Cela pour discuter ce motif de refus « déraisonnable ».

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