Le mouton de l’Aïd El Adha 2022 en Algérie va coûter un million de centimes plus cher

Algérie – Aïd Al Adha 2022 sera accueilli par une pénurie sur le marché des ovins, engendrant par conséquent une flambée des prix des moutons. Tout vous sera dévoilé dans la suite de cet article du mercredi 18 mai 2022. 

Effectivement, le prix du sacrifice de l’Aïd Al Adha 2022 en Algérie, montera de dix mille (10.000) dinars par mouton. Ce sera en raison du manque d’approvisionnement sur le marché. Il s’agit des prévisions de la Fédération nationale des éleveurs. L’offre va se positionner entre deux (2) et trois (3) millions de moutons seulement comparé aux années précédentes. 

Hormis, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Abdelhafid Henni a annoncé lors de ses dernières déclarations, qu’il allait assurer la stabilité des prix des sacrifices de l’Aïd Al Adha et garantir l’abondance du produit. Des propos contestés par la Fédération nationale des éleveurs qui les a qualifiés de « politiques ». 

Le vice-président fédéral Belkacem Mazroua déclare dans un échange à Al-Nahar : « Nous parlons de la réalité dans laquelle nous vivons au quotidien ». Quant au ministre, il fait de la politique avec son discours et il n’est pas possible de transformer l’illusion en réalité ».

Soulignant ici que les tarifs du mouton de l’Aïd Al Adha prochain vont flamber et atteignent 7.000 (sept mille), voire 10.000 (dix mille) dinars. Ce qui est dû au manque d’approvisionnement qui va diminuer entre deux et trois millions de moutons, après avoir atteint six millions au cours des dernières années, en raison de l’augmentation doublée du fourrage : « Le prix du soja à douze mille dinars et de celui de l’orge à six mille dinars. Même les médicaments vétérinaires ont vu une hausse de 100 % dans les prix »

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Ces facteurs et notamment d’autres ont poussé l’orateur à faire appel au premier responsable du secteur agricole à s’orienter vers l’importation de têtes de moutons. Et ce, dans le but de maintenir la stabilité du marché; et de protéger le pouvoir d’achat des citoyens.

« Nous nous attendons à un effondrement majeur du pouvoir d’achat du citoyen pour acheter le bélier de l’Aïd El Adha », ajoute-t-il. « Ainsi, le nombre de personnes pouvant se procurer le sacrifice de l’Aïd atteindra deux ou trois millions au maximum ». C’est ce qu’explique encore le même intervenant. Il affirme aussi qu’une absence quasi totale de clientèle des classes moyennes, sur le marché du bétail, émerge avec force.

En outre, le vice-président de la Fédération nationale des éleveurs évoque autre chose. Cela concerne la plupart des habitants des steppes; et des régions de l’intérieur. Selon lui, ils auraient recours à l’abattage des brebis. Leur but est de surmonter la crise du prix élevé du sacrifice de l’Aïd

Hélas, cette paratique occasionnera plus de pertes au bétail et causera leur déclin. Quant à la Kabylie, ses habitants préfèrent abattre les jeunes veaux. Le prix de ces derniers s’élèvera à entre vingt-six (26) et trente (30) millions de centimes; alors que le prix se situait auparavant aux environs de seize (16) millions de centimes. 

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