Mouton de l’Aïd El Adha 2022 en Algérie : les prix flambent déjà

Algérie – À plus d’un mois nous séparant de Aïd El Adha 2022, les marchés algériens enregistrent une envolée des prix du mouton dans divers endroits du pays. Dzair Daily expose pour vous la fourchette des prix affichés dans ce numéro du 31 mai 2022.

En prévision de l’Aïd El Adha 2022, la plupart des marchés en Algérie enregistrent des flux massifs de citoyens qui se présentent avec une seule préoccupation en tête, trouver un mouton à bon prix. Bien que le temps ne presse pas encore, la cherté domine déjà.

En effet, plus de quatre (4) semaines nous séparent de cette fête religieuse. Toutefois, l’envolée des prix des moutons règne à l’heure actuelle sur la majorité, si ce n’est la totalité des marchés de bétail algériens. D’ailleurs, à Béchar, un mouton était affiché au prix de 8,5 millions de centimes.

Dans sa déclaration reprise par le site TSA Algérie, un vendeur estime que ce prix est raisonnable. Selon lui, les frais liés à la prise en charge médicale et l’achat de l’aliment et de fourrage font que la somme demandée soit juste moyenne et non exorbitante. D’autant plus que l’aliment principal coûte au minimum 7.000 dinars /q.

Par ailleurs, dans la wilaya de Sidi Bel Abbès, la situation n’est pas meilleure non plus. D’après ce reportage mené par la chaîne de télévision Ennahar TV, les moutons moins coûteux varient entre 40 et 50 mille dinars algériens. Quant à ceux désignés comme haut de gamme, un marchand révèle que les prix peuvent s’élever jusqu’à la somme de 100.000 dinars. Effectivement, il parlait d’un mouton à 10 millions de centimes.

Aïd El Adha 2022 en Algérie : flambée des prix des moutons

Les vendeurs expliquent la hausse des prix par la cherté de l’aliment tandis que les acheteurs se contentent d’observer en silence. Ces prix choc ont inquiété une grande part d’Algériens désireux acquérir un mouton pour l’Aïd. Face à ces tarifs jugés extrêmement élevés, beaucoup d’entre eux se voient alors renoncer à l’idée.

Les témoignages des citoyens aboutissent tous à la même conclusion, les prix ont bondi au double. Un citoyen est même allé jusqu’à dire que « le mouton qui vaut 60.000 DZD se vend à 90.000 DZD ». Cette cherté suscite l’interrogation, l’Aïd sera-t-il accessible à toutes les bourses ?

Cette question s’impose vu que le prix de 80.000 se tient hors de portée d’une large part de la population. Pour mieux appuyer ses propos au sujet des prix élevés, un Algérien a révélé qu’à l’époque, cette même somme (8 millions de centimes) permettait l’achat d’un veau.

De son côté, le ministre du Commerce a révélé qu’il a remis des instructions particulières aux membres de son département. Cela vise principalement la mise en place de marchés spéciaux, dits « marchés rahma ». Ces endroits vont assurer la commercialisation de moutons à des prix moindres. Cette annonce a été indiqué par la même source susmentionnée.

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