Mohamed Kacimi s’emporte et qualifie les élections de « Chkoupi »

L’écrivain algérien n’a pas mâché ses mots en évoquant les élections présidentielles en Algérie.

Invité sur le plateau de la chaîne française France 24, l’écrivain et dramaturge algérien Mohamed Kacimi s’est exprimé sur l’actualité politique en Algérie; notamment les élections contestées du 12 décembre prochain.

Questionné par la journaliste qui lui demande : « Pourquoi les élections sont-elles refusées par les manifestants algériens » Kacimi répond sans équivoque « Voulez-vous que je vous dise vraiment l’impression ou mon avis sur ces élections ? Il y a une très belle expression des marins d’Alger quand ils remontent dans leurs filets non pas du poisson mais des algues. Ils disent que c’est du « Chkoupi »; c’est de la foutaise. » a-t-il asséné d’emblée.

Il poursuit : « Ces élections, telles qu’elles se présentent aujourd’hui, c’est à la fois, une mascarade, un grand guignol et de la foutaise ».

Kacimi clash les 5 candidats et Gaid Salah

Face aux millions de manifestants qui sortent depuis 9 mois pour réclamer le changement radical, l’écrivain estime qu’il y a face à eux, un « régime finissant qui sort de sa poche une quinte flush avec 5 figures que nous sommes en train de voir, tous issues de l’ancien sérail et toues impliquées jusqu’au cou. Surtout avec un écart générationnel extraordinaire. Le plus ancien est né à la veille de la bataille de Monte Cassino et le plus jeune date de la bataille de Diên Biên Phu »; s’indigne-t-il.

Relancé par la journaliste, Mohamed Kacimi s’attaque au régime algérien, toujours avec la franchise qui le caractérise.

« Ces candidats ne sont pas légitimes, l’autorité qui les a intronisé n’est pas légitime; et le chef d’orchestre qui s’est intronisé chef de ce pays ou chef d’Etat qui est le général Gaid Salah n’a jusqu’à présent aucune légitimité. Ni une légitimité constitutionnelle, ni une légitimité politique, ni une légitimité historique et encore moins une légitimité intellectuelle. »; a-t-il lancé.

Toujours avec un franc-parler décapant, l’écrivain algérien conclut en déclarant que le régime algérien est atteint « d’autisme » et « d’alzheimer ».

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