Mémoire Algérie – France : Recommandations de Stora à Macron fin 2020

France – Le président français, Emmanuel Macron, a adressé une lettre de mission à Benjamin Stora qu’il a sélectionné pour mener le travail de mémoire de la France avec l’Algérie, dans laquelle il a stipulé que l’historien doit lui formuler ses recommandations avant la fin de l’année en cours, 2020 en l’occurrence.

Des extraits de la lettre de mission adressée par le chef de l’État français à l’historien ont été relayés, jeudi dernier, par les médias locaux. C’est dans ces lignes qu’on découvre le délai dont dispose Benjamin Stora, chargé par Macron du côté de la France, de travailler, avec son binôme d’Algérie, sur le dossier de la mémoire. Ainsi, il doit mettre sur pied des recommandations au Président qu’il l’a nommé d’ici, au maximum, la fin de l’année 2020.  

Benjamin Stora formulera « librement des recommandations avant la fin de l’année », écrit Emmanuel Macron. Le but consiste à « favoriser la réconciliation entre les peuples français et algérien », ajoute-t-il. « Le sujet de la colonisation et de la guerre d’Algérie a trop longtemps » posé problème. Cela en entravant « la construction entre nos deux pays d’un destin commun en Méditerranée ».

Par conséquent, « je souhaite m’inscrire dans une volonté nouvelle de réconciliation des peuples français et algérien » ; assure le même auteur. Celui-ci privilégie également la voie de la « sérénité et de l’apaisement ». Le président français aspire à ce que ce travail de mémoire aboutira à l’instauration de relations franco-algériennes reparties sur les deux notions qu’on vient d’évoquer.

Travail de mémoire : Tebboune à l’aise avec le choix porté sur Stora

D’après Macron, tout le monde doit fournir des efforts en la matière. Que ce soit « dans notre pays ; comme dans ses liens avec l’Algérie ». Telle attitude est indispensable « afin d’avancer dans ce travail de mémoire ». Ce dernier est « si difficile et pourtant si nécessaire à notre avenir » ; explique-t-il encore.

La nomination à Paris de l’historien Benjamin Stora semble trouver grâce à Alger. Cette désignation aidera à « la facilitation des choses » ; a tout récemment déclaré, pour sa part, le président Abdelmadjid Tebboune. Elle facilitera donc la sortie « de la crispation politique et de l’exploitation politicienne ». Le chef de l’État algérien parait à l’aise avec le choix tombé sur Stora.

Du côté de l’Algérie, rappelons-le par ailleurs, c’est l’historien et ex-moudjahid du FLN qui se chargera du travail conjoint. Il s’agit de Mohamed Chikhi. Celui-ci « est le plus informé des dossiers devant être traités par les deux parties » ; a souligné Tebboune. « Particulièrement au vu de son expérience accumulée », a-t-il explicité. L’homme occupe en effet « le poste de directeur général des Archives nationales ».

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